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mercredi 30 octobre 2024

Croisements / Paris

Le précédent billet portait en partie sur François Truffaut. J’ai quelques billets d’avance, ces derniers temps, aussi mes sujets peuvent être parfois un peu hors du temps. Quelque lecteur avisé aura néanmoins remarqué que sur Alluvions (liens, à droite, etc.), Patrick Bléron, le 24 octobre, évoquait notamment Baisers volés.

NB - Canal Saint-Martin


Du coup, petite promenade dans Paris, place Clichy, hôtel Alsina transformé en immeuble d’habitations… Le Sacré-CœurOn apprend, sur un site consacré à Paris et au cinéma que l’hôtel Alsina était avenue Junot, dont il a été question ici.

On arrive dans le quartier de Jérôme K Jérôme Bloche, qui habite rue Francœur comme chacun sait – du moins y a-t-il son bureau et y dort-il quand il n’est pas chez sa fiancée Babette, qui n’habite pas très loin de là… À un numéro un peu fantaisiste, j’avais vérifié, je ne sais plus quand…

Encore un K qui se balade dans le prénom anglophile de ce personnage, décidément...

Dodier en a fait paraître un nouvel opus, en octobre, le vingt-neuvième, Perpétuité. Dessin, scénario sont au rendez-vous – ce numéro s’est fait attendre…



Pour en revenir à Alluvions, il est question de pneumatiques, évoqués eux-mêmes dans Baisers volés. Pour ma part, j’ai commencé à comprendre ce qu’étaient des pneumatiques – pour communiquer notamment à Paris –, je crois, en fréquentant le journal et la correspondance de Léautaud. Là, en furetant au hasard dans sa formidable correspondance, je tombe sur cette lettre (p. 533 du tome 1, chez 10/18), de janvier 1923, dans laquelle il « recommande » deux gardiens de la paix au président de la SPA :

« Lundi 22 janvier courant, à 8 heures du soir, deux chevaux se trouvaient rue Dauphine, en route pour l’abattoir. L’un d’eux depuis une heure était tombé et restait là, visiblement épuisé de fatigue et de privations. Notre collègue, Mme Cayssac, présente à ce moment, acheta deux pains entiers pour restaurer un peu l’animal. Les deux agents susnommés lui prêtèrent le meilleur concours, tous deux penchés vers le cheval (…) Ils s’opposèrent ensuite à l’intention du conducteur de faire continuer la route à ce cheval (…) »

Ça casse un peu l’ambiance et nous rappelle que de tous temps les hommes tirent, tirent la corde…



Là, c’était dans le sixième arrondissement.
Si l’on traverse la Seine, qu’on descend vers le sud, dans le quinzième, jouxtant la voie ferrée et le quatorzième, il y a la rue Castagnary. J’en parle parce que j’y ai habité ; bon… mais de cela on se fiche.
Mais il se trouve que dans Poignard subtil, blog en lien d’Alluvions, il est fait mention du phare breton qui s’y dressait, pénétrant les brumes urbaines, ce jusqu’à ce qu’il soit détruit, nous apprend l’article, en 2017.
J'habitais à peu près juste en face…
La forme d’une ville
Change plus vite, hélas !
Etc.


Nils Blanchard

dimanche 27 octobre 2024

Séries, cinéma, livres / Digression ; maisons

Revu récemment un film assez surprenant, plus encore cette deuxième fois que je l’ai vu : La femme d’à côté, de François Truffaut.



Les acteurs sont très bons, Gérard Depardieu, Fanny Ardant, mais aussi par exemple Michèle Baumgartner, qui campe l’épouse endurante, mais pas sotte – c’est une toute autre époque aussi – du personnage joué par Depardieu.
Surprenant : cette peinture d’un amour absolu, à la fois impossible et facile.
Quelque chose qu’on ne représente plus vraiment à notre époque pudibonde. Les gens le vivent-ils encore ?
Mais là n’est pas le propos. Je voulais parler de livres qu’on voit de moins en moins dans les intérieurs des productions actuelles. Là, dans La femme d’à côté, deux maisons jouent un rôle important dans l’histoire. Et dans les deux – l’une plus que l’autre –, il y avait des bibliothèques.
Il est vrai, pas d’écran. Ou si peu. Des télés ? Jamais allumées alors.

NB


Associations improbables d’idées, sur le blog de Gabrielle Björnstrand, Gabis Annex, le premier octobre dernier, un article intitulé : « Att skämmas för serier » (« Avoir honte des séries »). Je pensai d’abord que la blogueuse s’en prendrait au genre en lui-même – et au temps pris, à une certaine dépendance qu’il induit chez certaines gens. Mais ce qui la rebute, surtout, c’est la violence, dans des productions il est vrai dont je n’ai pour ma part jamais entendu parler :

« Jag vill inte moralisera, människan har väl ett behov av nåt spännande ibland. Men det som bjuds är som att sluka våld och fetischerad tuffhet. »

« Je ne veux pas faire la morale – les gens ont besoin d’action de temps en temps –, mais ce qu’on nous offre est une violence envahissante, une dureté fétichisée. »

Ah, j’oubliais : l’article en question (sur Gabis annex) est illustré par une image des 400 Coups.



(Il faudrait que je trouve cette édition préfacée par Thomas Mann…)

Petite digression.

Récemment, K a reçu la visite de Klamm, ou, peut-être, on n’en est jamais sûr, de quelqu’un qui lui est très proche… En tous les cas un envoyé du Château. (Non, il ne s’agit pas là d’écriture cabalistique, mais de réminiscences de sujets évoqués en d’anciens articles… Glossaire, à droite (version ordinateur…) : K…)
À quel sujet ai-dû parler de mon livre ? À vrai dire, je n’ai pas parlé de mon livre (j’ai du reste dû dire à peine trois ou quatre phrases pendant tout l’« entretien »), mais de mes recherches. On m’interrogeait sur l’histoire de mes « états de service » – ils touchent à leur fin en ce qui concerne ce métier que j’exerce actuellement –, j’ai dû parler de « temps partiels » passés, et partant de mes « travaux ». Là, l’entretien aurait presque pu virer au comique ; Klamm (ou qui que ce fût) :
– Vous refaites une maison ? [La maison, décidément…]
– Non. Je voulais parler de recherches…
J'aurais dû répondre : « Non, j’ai entrepris de reconstruire un château. » Mais ça aurait été doublement mentir (aux sens propre et figuré ; j’ai assez donné…)


Nils Blanchard


P.-S. : Au hasard de je ne sais quelle pérégrination, recherche (pas de maison, quoique, ni de château), je tombe sur cette affiche pour une conférence prochainement à la bibliothèque nordique, à Paris.



jeudi 4 juillet 2024

K(allocaïne), vent de France, publicité – points de chute ?

Vers le début du roman Kallocaïne, de Karin Boye (traduit par Leo Dhayer), le narrateur surprend une faille dans le fonctionnement de l’« État mondial ». Plus exactement, une femme semble détachée (mais subtilement) des danses et festivités de groupe.

Une édition allemande

« Elle (…) semblait d’une certaine manière dissociée de la liesse générale. J’ignore comment je m’en suis aperçu, et j’aurais été incapable de le prouver, puisqu’elle ne cessait de participer, de se mouvoir en rythme dans les défilés, d’acquiescer aux discours des intervenants, de crier les slogans repris en chœur. J’avais pourtant l’impression qu’elle agissait de manière mécanique, qu’elle ne se laissait pas transporter par la collective vague libératrice, qu’elle s’en tenait même subtilement à l’écart, qu’elle ne s’investissait pas vraiment dans ses gestes et ses paroles. »

On comprendra que cette femme, sans s’exprimer en rien, n’approuve pas suffisamment une certaine logique d’État. Et cela devrait attirer sur elle l’œil perspicace de contrôleurs, voire de dénonciateurs.

Cette dystopie a été publiée en Suède à l’automne 1940. Son auteure se suicide au printemps 1941. La Suède, à l’automne 1940 (on est à l’époque encore du pacte germano-soviétique) parvient à se maintenir hors de la guerre non sans compromissions à la fois envers l’URSS qui a attaqué la Finlande qu’envers l’Allemagne nazie qui s’en est prise aux autres pays scandinaves. Dans le roman, l’« État mondial » peut faire penser à un hydre de pays nazi (on y a guère de compassion pour les gens jugés faibles) et soviétique (les modes de vie sont uniformisés, entièrement voués à la réussite des plans d’État). Toute déviance est traquée… Les gens s’appellent entre eux « camarade-soldat ».
Mais dire qu’au temps de Karin Boye, il n’était pas encore question d’intelligence artificielle, ni de "réseaux sociaux" !

Une édition française


Je change de sujet, peut-être : on entend parler d’un « vent de France » sur le blog de Thomas Nydahl, le 1er juillet dernier, que l’auteur ramène en fait à une bourrasque plus européenne.
Le même jour, le blogueur reprend un texte déjà paru (quand ? Ce n’est pas précisé), à propos d’une anthologie de textes de 1941 : I angeläget ärende (En cas d’urgence).
Il y cite notamment Eyvind Johnson :

« De flesta av riksdagsledamöterna tycker kanske om tryckfrihet, har i alla fall inte något särskilt emot den (…) Riksdagen är vår demokratis viktigaste institution, på den vilar eller borde vår trygghet vila. Saken är emellertid den att riksdagen vid kritiska tillfällen hade för många fega, undfallande, strykrädda eller enkelt funtade och hotfullt informerade ledamöter, och det var otur. (…) Den genanta fläcken (…) kommer dock att skönjas och (…) att lukta lite granna. »

« La plupart des parlementaires apprécient peut-être la liberté de la presse, ou du moins n’ont rien de particulier contre elle (…) Le Riksdag est l’institution la plus importante de notre démocratie, c’est sur lui que repose ou devrait reposer notre sécurité. Et cependant, le fait est bien qu’à des moments critiques, le Parlement a compté trop de lâches, d’évasifs, de pusillanimes, de simples d’esprit parmi ses membres, ou simplement d’habiles et informés malintentionnés, et c’était dommage. (…) Cette tache embarrassante sera toujours et (…) sentira un peu le renfermé. »


NB - Le Rhin, été 2024


À nouveau : je rebondis aussi sur le blog de Julia Eriksson (le 27 juin, en lien…) qui balance quelques instants à se laisser séduire par une publicité pour un soin des cils… On est loin a priori de propagande et d’élections. Mais, finalement :

« Med ett tvekande finger stänger jag fliken till ögonfransbehandlingen, öppnar min bankapp istället och för över 700 kronor till sparkontot som är märkt ”sommarhus” och det är skrattretande långt kvar till något som ens har fyra väggar och ett tak, men jag kan ju alltid drömma. »

« D'un doigt hésitant, je ferme l’onglet ouvrant aux soin des cils, ouvre à la place l’application de ma banque et transfère 700 couronnes sur le compte d’épargne intitulé "maison d’été" et il y a encore un chemin comiquement long à parcourir avant d’arriver à quelque chose qui ait quatre murs et un toit, mais je peux bien rêver. »

On en revient aux maisons, destinations secondaires ; points de chute d’une certaine réalité ?


Nils Blanchard

vendredi 3 mai 2024

Kungälv blues

 À vrai dire, malgré la beauté notamment de sa rue (son ancienne rue) principale, cette ville m’a toujours semblé un peu tristounette. (Ce billet fait suite à ceci, à cela...) 

NB - août 2023

C'est particulièrement le cas depuis quelques années (les travaux sont encore en cours) : le centre ayant permuté de l’ancienne rue piétonne (prolongée par la rue des – fort belles – vieilles maisons dont on reparlera) à une espèce de centre commercial immense, « Kongahälla » (on reviendra aussi sur cette appellation…) D'où la photo ci-dessus de cette rue délaissée.

Justement, le 26 juin dernier, avant les scandaleuses grandes vacances des professeurs, j’avais évoqué un faux dernier article de Thomas Nydahl, qui évoquait une sorte d’enfer moderne…

De l’ancienne rue passante (que prolonge donc la vieille rue "principale" et que l'on voir sur la première image de ce billet), la librairie, notamment, a été transférée au centre commercial, où l’on est si bien accueilli par des employés de société privée représentant une vague police…

Par contre, malgré les apparences, le cinéma, non loin de là, est toujours en activité. Pour combien de temps ?

NB - août 2023

A résisté aussi, dans la rue principale, un marchand de fromages très fréquenté.

Le cimetière, près de l’ancienne gare de bus (transférée elle aussi du côté de Kongahälla) existe toujours lui aussi ; il n’a pas encore été remplacé par un fast-food.

Attention, dans les strictes limites de cette étrange (k)ommune, il ne faut pas avoir trop de choses à jeter ; les ouvertures des poubelles sont strictement rationnées par toutes sortes d’ingénieux systèmes (au moins des fonctionnaires locaux méritent-ils leur salaire).

NB - août 2023

Mais ce qui fiche peut-être le plus le mouron, c’est la statuaire. Certes, a subsisté ceci :

NB - août 2023

Pour le reste, on a une flopée d’ œuvres évitant soigneusement tout réalisme (au vu de quelque néopuritanisme?)

NB - août 2023

Ceci qui précède : près de Kongahälla, précisément. (Il vaut mieux essayer de ne pas lui attribuer de réalité…)

NB - août 2023

Ceci, devant l’ancienne biscuiterie qui a fermé il y a peu (son activité aurait été transportée dans un pays balte).

NB - août 2023

Du coup, cette partie de la ville n’est pas très joyeuse non plus.

Et non loin de là, ceci, ci-dessous :

NB - août 2023

Cela :

NB - août 2023

Allez, on va murmurer que je me suis assez exercé au tir sur ambulance.

Mais j’ai gardé le meilleur pour la fin, devant l’hôtel de ville :

NB - août 2023

N'y a-t-il pas une lointaine parenté avec mon édition de Kafka ?



Nils Blanchard


P.-S. : Ajout ici de l'étiquette (longue...) "Les Soulèvements de la Terre", que je n'ai pas eu la place d'ajouter à l'avant-dernier billet ("Bermont - Au-delà de la civilisation").

jeudi 23 novembre 2023

Autres maisons / lectures

Ce titre est peut-être mal choisi, tant il est vrai que pour parler d’« autres maisons », il faudrait commencer par habiter une première. Ce n’est pas mon cas.


 En revanche, des maisons « secondaires » plus ou moins accessibles, ou des lieux plus généralement : il y a là un sujet quasiment infini. (Voir aussi ceci.)
Avec cette étrange loi qui les rend inaccessibles (du fait d’emplois du temps professionnels, parfois en lien avec des gens médiocres avec lesquels on voudrait justement prendre un peu de distance), au moment où on aspire beaucoup à y être.


C'est ce que rend très bien le billet de Kristin Lagerqvist du 19 novembre 2023. De belles photos montrent une maison du sud de la France au décor intemporel et étrangement ordinaire (on n’a pas le kitch d’une demeure de Suédois super-ikea au milieu des oliviers et entourée d’une piscine…) Non, un petit jardin, des fenêtres qui donnent sur des maisons en face où l’on devine des gens relativement ordinaires
Et il y a la lumière (ça ne peut être seulement les photos), la trace de vacances passées, de lectures même, peut-être, dont on devine les effluves s’échappant de piles de volumes çà et là.

Souvenir soudain de lectures de Simenon, dans une de ces maisons.
Lectures de Mankell, de Nabokov aussi, dans une autre.


Hasard qui fait bien les choses ; un passage en revue des couvertures de Simenon en suédois, sur le net, montre beaucoup de maisons, en ville, à la campagne.
Là : « Maigret et la fille en colère » ; titre original : Félicie est là. Je ne crois pas avoir lu celui-ci.

En l’occurrence, c’est moi qui ne décolère pas ; je parlais de gens médiocres… À ce que j’évoquais au dernier billet des petites misères de K, il faut rajouter presque une enquête du Château par jour, auxquelles on incite fortement les professeurs à répondre… Enquêtes… anonymes ! Alors, là, pardon, mais je vais me permettre d’être ici un peu familier. Aux gens qui demandent à des adultes, responsables, de donner un avis (quelque soit le sujet) sans le signer, je me propose de leur renvoyer ladite bafouille en version suppositoire.

Quant à l’anonymat, je préfère de loin celui de Paris – en soi un peu une vaste maison (même si les charges en sont de plus en plus élevées).
Balcon : les Quais ; chambre à coucher : le Luxembourg. Et cetera.
Discussion de chambrée : avec des inconnus dans la file d’attente d’un cinéma du quartier latin ou du boulevard Montparnasse.



Quant aux Inconnus dans la maison...   


Nils Blanchard


Triche : Je rajoute des étiquettes trop nombreuses pour le précédent billet : Octave Mirbeau, August Strindberg, Carl Zachrison, Florence Gould, Suède, Norvège.

samedi 18 novembre 2023

Trois points, plus ou moins en rapport avec la justice

Trois points sur des actualités ou parution récentes. Pour le deuxième, aussi, autour du KL Natzweiler et du bourreau Ehrmanntraut – qu’Elmar Krusman côtoie d’après un témoignage très singulier (voir mon petit livre).
Pas de lien à faire (hormis ce thème de la justice) entre les trois points.
 
Karl Hoffer, Sybille - capture d'écran

¤ Michel Ciment, disparu très récemment, avait fait une mise au point très juste sur une certaine chasse aux sorcières, qui piétine (et s’en vante parfois) la présomption d’innocence qui est pourtant une des bases de toute bonne justice et, derrière, de l’état de droit.
 C'était dans l’émission de France inter « Le Masque et la plume », de Jérôme Garcin, le 24 septembre 2023 : 

« Moi, ça me gêne beaucoup, ces enquêtes, pseudo-enquêtes, sans preuve véritable, sans jugement (…) J’attends que la justice donne un verdict après une enquête approfondie. (…) Je suis gêné par cette chasse aux sorcières. »

 

Karl Hofer, Mutter und Tochter - capture d'écran

¤ Deuxième point : il y a sur le site de l’ancien camp du Struthof (site au titre étrange : « Mémorial Struthof »…) des documents fort intéressants, régulièrement publiés notamment dans une chronique « L’archive du mois ».

(Appris incidemment par ailleurs que Michaël Landolt, dont il est question notamment ici et , a été nommé récemment à la tête du CERD (Centre européen du Résistant Déporté).)

Le document commenté en ce mois de novembre est la déposition du déporté NN Roger Leroy en mars 1949, pour le procès de Metz.

Il y est question du traitement effroyable du kommando de NN français, chargés de faire des travaux de gros œuvre de ce qu’on appellera la « cave à pommes de terre », sous la direction de Franz Ehrmanntraut.

« Par tous ses aspects, la Kartoffelkeller est devenue le symbole de l’oppression, de l’épuisement, de l’avilissement des déportés par le travail et les coups ; de la volonté ultime des nazis d’anéantir toute résistance et tout espoir. »

Karl Hofer, Les prisonniers, 1933 - Capture d'écran

Maintenant, on me demandera ce que vient faire Karl Hofer en ce billet ?

J'ai simplement découvert très récemment ce peintre, allemand (1978-1955), proche des expressionnistes, considéré comme « dégénéré » sous le régime nazi.

¤ Troisième point, que je ne développerai pas beaucoup car il n’a pas grand intérêt : eu maille à partir à nouveau avec le Château. Notamment, voilà K mis en cause ; on l’accuse (sans l’accuser directement bien sûr – c’est pourquoi je dis que ce sujet a un intérêt limité : la sous-klamminette locale à qui j’ai affaire semblant par trop médiocre) d’avoir simulé la maladie pour manquer une journée de travail. (Est-il besoin de signaler que K est très rarement absent?)

Mais le lien avec la justice, plus exactement avec le droit, est le brouillard de règlements qui lévite autour de la sous-klamminette en question, à donner le tournis. Sans doute pourrait-on en trouver, de ces règlements, qui iraient dans le sens des arguments de K (si K, bien sûr, les avait développés ; il a préféré sortir son portefeuille, cela prenant bien moins de temps ; K se ressent toujours d’un gros rhume, et il a bien autre chose à faire que d’aller farfouiller là-dedans. Et que de discuter avec une sous-klamminette).


Nils Blanchard


P.-S.: – Ajout. Je suis un peu de mauvaise humeur en fignolant ce billet, pour diverses raisons – on le voit avec ce qui précède. Bon, mais m’agace aussi le fait d’avoir loupé une conférence qui m’aurait vraisemblablement intéressé : « Déporté à Obernai ? », de Sandrine Gaume, le 30 octobre à Obernai. Je n’en avais nulle part vu mention, avant de la voir – on était déjà en novembre – sur le site internet de l’ancien camp du Struthof que je consulte pourtant régulièrement.

Il a été consacré trois billets en ce blog à ce camp. (Cliquer dans les mots clé, à droite, version ordinateur...)


– Lien à l’article précédent. Dans cette édition de La faim, de Knut Hamsun (Archipoche, 2023), il y a un avant-propos d’Octave Mirbeau, de 1895 (date de naissance de mon grand-père, de Florence Gould…) O. Mirbeau n’aime pas Strindberg, mais défend Hamsun ; à l’époque, la Norvège était liée encore à la Suède.

L'avant-propos est suivi d'une courte « préface » d'André Gide. Elle, date de 1950; elle a été publiée d'abord dans le numéro 15 de... la revue 84

Détail d'E. Munch en illustration


mardi 26 septembre 2023

(K)ungälv (II), et ailleurs (et pas le 22 mais le 26…)

Il était question des méfaits de la sous-traitance, il y a peu, à Kungälv. On sait, dans l’histoire des années trente et quarante, les dégâts (pour le moins) qu’ont pu commettre les polices ou armées – milices – « parallèles » aux usages de l’État de droit…

Bruegel l'Ancien, La chute d'Icare, Wikipedia.

Mais plus généralement, la Suède nous ouvre la voie – on la suit, souvent, parfois à raison ; là… – de la sous-traitance dans bien des domaines. Ainsi le secteur privé a vampirisé le « secteur » de l’éducation.
Anne-Françoise Hivert en parle dans Le Monde du 9 septembre 2022
(Bon... pour ce qui est des enquêtes "Pisa" évoquées dans cet article, j'aurais tendance à dire qu'être mal noté par elles est plutôt un bon point...)

Ou encore, plus récemment, cet article somme toute assez surprenant – comment peut-on être aussi naïf ? – dans Le Monde du 22 septembre dernier, d'Anne-Françoise Hivert encore.

Bon, mais le 22 septembre… malgré des températures encore vaguement « mexicaines », je ne peux m'en empêcher :   

Le vingt-e-deux septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous…
Or, nous y revoilà mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd’hui : je m’en fous.


Or donc, Le Monde, 22 septembre, page 19, pleine page ; l’article est intitulé : « En Suède, une ville dans la tourmente immobilière – En 2007, la commune de Härnösand a vendu 43 bâtiments publics à une société privée. Aujourd’hui, elle est confrontée à une hausse record des loyers, qui grève son budget. »
C'est qu’on lui avait promis de l’argent frais, tracé des plans sur la comète ; des sociétés privées entretiendraient bien mieux ses bâtiments qu’elle-même…
Comment, oui, être aussi naïf ?
Forcément, est-il expliqué : « (…) ce qui ne devait pas se produire est arrivé. Avec le retour de l’inflation, les loyers se sont envolés (...) »
Et un directeur de collège d’observer, assez logiquement : « Si les électeurs peuvent renvoyer leurs élus, “ils ne peuvent rien faire contre les sociétés privées”. »

NB

Un article de Yohann Aucante de Nordiques (en lien de ce blog ; là, dans le numéro 43 de 2022 : « Crise politique et réponses à l’épidémie de COVID-19 en Suède » – indépendamment de ce qu’on en peut penser quant au recul qu’on pouvait avoir alors fin 2022, et aujourd’hui encore, sur la gestion suédoise de cette crise (voir aussi ici) – met l’accent sur la catastrophe qu’a été, globalement, le sort des personnes âgées vulnérables. Et on n’est guère étonné de voir dans cet article rappelées les privatisations qui ont eu lieu dans le secteur de soins aux personnes âgées, au milieu des années 1990. (Et, personnellement, je ne peux ne pas avoir une pensée pour ma grand-mère. J’en reparlerai vraisemblablement.)

« Tout en louant le respect des libertés et des droits individuels ainsi que des institutions, elle y stigmatisait les lourdes conséquences d’une réaction trop tardive et lente, notamment pour les établissements recevant des personnes âgées vulnérables. (…) Or, le système de prise en charge suédois (…) est aussi un sujet de polémiques depuis de nombreuses années. En effet, ce secteur a été profondément réformé, décentralisé et ouvert aux opérateurs privés depuis le milieu des années 1990. Avec le vieillissement de la population suédoise, il est devenu le premier secteur en termes d’emploi et le moins qu’on puisse dire est qu’une part significative de ces postes sont précaires, souvent payés à l’heure et requièrent des agents qui partagent leur service entre plusieurs établissements quand ils ne font pas du travail à domicile. (…) Les faibles capacités de diagnostic médical, les choix parfois stricts en matière de priorité d’accès dans les services de réanimation ont contribué à décimer cette population dont les conditions de fin de vie ont parfois été très problématiques. »

Mais pourquoi Icare, en début de ce billet ?

D'abord, parce qu'il est question de Bruegel, dans Le tableau de Savery, de Martin Fahlén, dont je reparlerai bien sûr, très vite (j'en suis le traducteur).  


Ensuite, de la psychologie de Brassens, qui n'est pas précisément de bazar: 

Le complexe d'Icare à présent m'abandone, 
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.


Nils Blanchard

samedi 16 septembre 2023

(K)ungälv

 Pour Michel Houellebecq (dont on reparlera aussi, et dont on a déjà parlé là), du moins pour son personnage dans un film de Guillaume Nicloux, la Suède est loin d’être un État de droit exemplaire. Et, c’est assez piquant, je venais d’acheter Le procès de Kafka, en suédois, pour y suivre en cette langue les aventures de K.


C'est qu’à Kungälv – ville où j’avais l’habitude de faire mes courses, j’ai eu un incident s’apparentant à un mauvais Kafka.
Je véhiculais une personne âgée, ayant du mal à se déplacer, munie d’une canne… qui avait besoin que l’on s’arrête au plus vite. Cela se passait dans un nouveau quartier (on en reparlera…), où l’on roule, dans des rues « partagées » à 7 km/h…

NB - Kungälv, août 2023

Je gare ma voiture (immatriculée en France) sur une place à ma gauche, gratuite pour une demi-heure, et la personne âgée et moi-même allons au centre commercial « Kongahälla » non loin de là.

À notre retour, j’aperçois un homme en uniforme que je prends d’abord pour un policier, en train de remplir un PV pour ma voiture. Je l’aborde, très poliment, craignant (mais c’était étonnant...) avoir dépassé la demi-heure de gratuité. Non : l’amende que je vais avoir concerne autre chose : je me suis garé du mauvais côté de la rue (du côté gauche, donc...)
Amende : 100 euros (mille couronnes).
Un peu éberlué, je regarde mieux autour de moi…
À strictement parler, l’amende est peut-être justifiée en ce sens que je suis juste à la limite de la fameuse zone « partagée » (mais dans une rue totalement identique et la prolongeant).

NB - Kungälv, août 2023

J'étais garé à la place juste devant celle occupée, sur la photo, par la voiture grise, mais dans l’autre sens. Dans une rue, on le voit, où il n’y a aucun trafic (j’ignorais qu’elle était à double-sens…)

Bref… Échange courtois avec l’homme en uniforme ; je lui désigne la personne qui m’accompagne, marchant difficilement, munie de sa canne…
Rien à faire (je n’insiste pas non plus énormément, étant aussi pressé par ailleurs) ; nous remontons dans la voiture après avoir salué… Mais quelque chose me gêne, je ne saurais dire quoi à ce moment…

Et alors, l’homme en uniforme qui était retourné lui aussi à sa voiture consulter je ne sais quel outil électronique, revient.
Il m’explique que j’ai commis « deux erreurs »… J’ai un moment de malaise : il ne va pas me mettre un deuxième PV ? Puis un troisième, un quatrième? Kafka...
Non… La deuxième erreur, d’après lui, est de m’être garé sur une place gratuite et d’avoir payé mon stationnement. (C’est simplement qu’il me restait du temps sur un stationnement antérieur, que j’avais payé en effet… L’homme ne le savait pas…)

Je me demande : « Mais il est en train de se fiche de moi ? »

Air satisfait de l’homme en uniforme.

Et là, je comprends ce qui me gênait quelques instants plus tôt. L’homme n’est pas un policier, mais appartient à une compagnie de « sécurité » privée bien connue à laquelle la commune visiblement sous-traite ce genre d’opération.

NB - Kungälv, août 2023

Je n’aurais pas une telle horreur de la généralisation, et j’aurais été un touriste peu au fait de la contrée, j’aurais pu me promettre, après un tel traitement, de ne jamais remettre les pieds en Suède. Il y a près de 200 pays de par le monde.
Une personne de ma connaissance, ayant subi un traitement comparable en Hollande, s’étant jugée victime de basse xénophobie, n’a plus jamais remis les pieds dans ce (beau) pays…

Heureusement, je connais d’autres aspects de la Suède. Mais il est vrai que la sous-traitance, notamment, y fait beaucoup de dégâts.
Un de leurs slogans sur leur site internet : « I Kungälv finns mycket att uppleva! / À Kungälv, il y a beaucoup de choses à expérimenter ! »
Certes...

En tout cas, j’en ai eu ma part. J’irai désormais faire mes courses ailleurs, tant en tout cas que la politique de cette ville, et son administration, n'auront pas changé.

Nils Blanchard

jeudi 20 avril 2023

Nu / Maintenant ; forêt

 Il y a évidemment ce faux ami ; le « nu » suédois signifiant maintenant ; pas de lien à la nudité. Quoique… Faux ami, vraiment ? Nos vêtements ne représentent-ils pas comme des mailles de temps sur nous ?

NB - Carl Milles, Malmö

Bon, mais dans un billet intitulé Nord(s) il fut question du recueil de poèmes Voyage nu de François Squevin. 

Presque par hasard, ce deuxième poème du recueil : 

Toutes les pierres du passage
le grand air des rochers
les roches gravées dans l'étendue
le froid

Je pars
dans les stries d'une errance.

NB - Bohuslän, octobre 2022

Pas vraiment de forêt, là ; je triche un peu. C'est que Voyage nu évoque l'île de Swona (Orcades), où il n'y a pas d'arbre. 
Or au départ, je voulais parler ici de forêt, en lien à un texte d'une Finlandaise (de langue suédoise) ; blog : Sandra skriver, qui écrit le 7 février dernier :  

« Jag längtar ut till skogen (...) 
På lördagen packar vi trangiakanna, vattenflaskor och puukko, klär vi oss i stickatröjor och kängor (...) 
"SKOGEN!" ropar jag när vi tog de första stegen in på ledden. "Nu är jag här!"
Att gå i skogen är att tvingas in i nuet. Fast tvingas låter för motspänstigt. Att gå i skogen är att inte kunna, inte vilja, vara annat än i nuet. Det gäller att se upp för stenar och rötter, sikta in sig på den säkraste vägen nerför en slänt. (...) » 


« J'ai une grande envie d'aller en forêt (...) 
Samedi on prépare thermos, bouteilles d'eau et puukko*, on revêt tricots et chaussures hautes (...) 
Je crie: "LA FORÊT !" dès qu'on pénètre dans le premier sentier. "J'y suis enfin !"
Marcher dans la forêt, c'est s'obliger à être dans l'instant, même si "s'obliger" fait penser à quelque résistance. Marcher en forêt, c'est ne pas pouvoir, ne pas vouloir être autrement que dans l'instant. C'est qu'il faut faire attention aux pierres et aux racines, bien repérer le meilleur passage pour descendre un talus. (...) »

* Couteau traditionnel finlandais.

NB - Été 2022, Cévennes

Je pourrais évoquer à nouveau ces marches, dans les Cévennes, en bien bonne compagnie – pas que celle de Stevenson ; et Hillevi Norburg n’évoqua-t-elle pas quant à elle, dans son blog, il n’y a pas si longtemps, Stevenson ? –
Ces discussions sur tout et n’importe quoi. Parfois n’importe quoi, oui ; K échappé en vacances – « J’ai choisi ce métier pour les grandes vacances », dixit Dhôtel, je me souviens avoir même évoqué – on a du temps à « perdre » !… – le Château, dans nos discussions de chemin…
Être dans l’instant présent ; « ne pas pouvoir, ne pas vouloir être autrement que dans l’instant »...
Eh ! Relisez Dhôtel, mes petits amis…
Sauf qu’être dans l’instant, c’est aussi être ailleurs. La vie est contradiction…



Nils Blanchard


mercredi 25 janvier 2023

Visage ; autoévaluation / le cas contraire…

 Que sait quelqu’un de son visage sinon qu’il est un autre – un autre que ce qu’on imagine ou voit (dans un miroir, tout juste un négatif), un autre que l’on guide à peu près néanmoins vers ce qu’en attendent les autres, comme on manœuvre un cheval, en se servant de techniques éprouvées, apprises…

John Bauer, autoportrait, 1908.

Peu de place à l’improvisation, là-dedans, et pourtant tout est improvisation. 

(Mais l’improvisation, elle-même : résultat d’un travail…)


Membre de la Route inconnue, travaillant à Brême, Peer de Smit

m’écrivait en juillet dernier :


« Die mehrfache Bedeutung von Gesicht als Wahrnehmungsorgan, als

Ausdruck (‚Antlitz‘), als ‚das Gesehene‘  und als Zukunftsvision könnte 

vielleicht auch Aufschluss geben über die besondere Bedeutung, die das

Gesicht immer wieder in Dhôtels Romanen hat. Da werden die Gesichter oft 

als ‚indifferent‘  beschrieben, aber zugleich wie durchlässig für das Zukünftige

und damit möglicherweise für ‚une autre intelligence, elle serait presque à

rapprocher de ce qu’on appelle le destin‘. »


« La signification multiple du visage comme organe de perception, comme

expression (visage), comme ce qui est vu et comme vision d'avenir pourrait

peut-être aussi nous éclairer sur l'importance particulière que revêt le visage

dans les romans de Dhôtel. Les visages y sont souvent décrits comme

indifférents, mais en même temps comme perméables à l'avenir et donc

peut-être à une autre intelligence, elle serait presque à rapprocher de ce 

qu'on appelle le destin»



Bon, mais quand on se lance dans André Dhôtel, on ne s’en sort plus…

Il mène à tant de gens. Patrick Reumaux, tenez… Un livre… publié au

Téraèdre en 2004… Titre : Histoire de visages – épistémologie des leurres.

J’avoue ne pas être sûr d’avoir très bien compris, mais j’en ai gardé

néanmoins un extrait qui me fait penser au Château que j’ai évoqué çà et là (il 

faut suivre !…) , où K, – où moi-même –, assistentde loin ! – à une

opération d’« autoévaluation » d’un établissement destinée aux lointains 

potentats du Château, basée sur le volontariat mais…


Gerhard Haderer

L’extrait (il est question d’Habermas, de Max Weber…): « Pour qu’il y ait

communication, il faut que la parole ou l’acte qui en témoignent soient

estampillés conformes, c’est-à-dire validés par une norme qui les légitiment.

Sinon… On n’ose pas penser à ce qui se passerait dans le cas contraire.

information, coordination de l’action, socialisation des acteurs, tels sont les 

maîtres mots de l’agir communicationnel comme système visant à

transmettre le savoir accumulé, à effectuer les normes adaptées à chaque

contexte particulier, enfin à construire les contrôles internes du

comportement et en particulier à former les structures de la personnalité.

(Habermas.) »


K, avec le Château : échec complet de toute tentative de communication.

Les personnages de Dhôtel se débrouillent mieux – mais ils ignorent 

simplement le Château. Quand on y réfléchit bien, ils sont à peu près à

l’inverse de ce qui est décrit dans les lignes précédentes.



Nils Blanchard



P.-S. : exposition mentionnée sur le site de l'Institut finlandais, (à la suite

des histoires de forêt)… : « Écoutons la forêt pousser, saison II ». Un certain

nombre d’artistes, designers… y sont conviés, dont Bo Haglund. Début d’un

entretien du 2 décembre dernier qu’on peut lire sur le site de l’Institut :


               «  Bonjour Bo ! Comment vous sentez-vous ici à Paris ?


Je suis très heureux d’être ici. Je suis arrivé [en France] depuis début Juillet,

quand j’ai commencé ma résidence à l’Hôtel Chevillon de Grez-sur-Loing. 

C’est une résidence artistique qui a été fondée par une fondation suédoise

dans les années 1990, car dans les années 1800, de nombreux artistes des 

pays nordiques sont venus y travailler. J’ai un superbe espace de travail, qui

était autrefois l’atelier de Carl Larsson. Grez-sur-Loing est un petit village 

paisible, d’où je peux facilement accéder à Paris et ses diverses expositions.

(…) »


On reparlera sans doute de Grez-sur-Loing. Peut-être via Philippe Delerm, par

ailleurs membre d’honneur de la Route Inconnue. Le monde est parfois petit,

comme on dit…



Arch(r’)ives / On me dira…

Déménagement de galerie d’artiste – une emmerdeuse, certes… –, inventaire de bibliothèque d’écrivain… Ça, on jette, tu prends ? Eh, bon an m...