mercredi 30 octobre 2024
Croisements / Paris
dimanche 27 octobre 2024
Séries, cinéma, livres / Digression ; maisons
| NB |
jeudi 4 juillet 2024
K(allocaïne), vent de France, publicité – points de chute ?
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| NB - Le Rhin, été 2024 |
vendredi 3 mai 2024
Kungälv blues
À vrai dire, malgré la beauté notamment de sa rue (son ancienne rue) principale, cette ville m’a toujours semblé un peu tristounette. (Ce billet fait suite à ceci, à cela...)
| NB - août 2023 |
C'est particulièrement le cas depuis quelques années (les travaux sont encore en cours) : le centre ayant permuté de l’ancienne rue piétonne (prolongée par la rue des – fort belles – vieilles maisons dont on reparlera) à une espèce de centre commercial immense, « Kongahälla » (on reviendra aussi sur cette appellation…) D'où la photo ci-dessus de cette rue délaissée.
Justement, le 26 juin dernier, avant les scandaleuses grandes vacances des professeurs, j’avais évoqué un faux dernier article de Thomas Nydahl, qui évoquait une sorte d’enfer moderne…
De l’ancienne rue passante (que prolonge donc la vieille rue "principale" et que l'on voir sur la première image de ce billet), la librairie, notamment, a été transférée au centre commercial, où l’on est si bien accueilli par des employés de société privée représentant une vague police…
Par contre, malgré les apparences, le cinéma, non loin de là, est toujours en activité. Pour combien de temps ?
| NB - août 2023 |
A résisté aussi, dans la rue principale, un marchand de fromages très fréquenté.
Le cimetière, près de l’ancienne gare de bus (transférée elle aussi du côté de Kongahälla) existe toujours lui aussi ; il n’a pas encore été remplacé par un fast-food.
Attention, dans les strictes limites de cette étrange (k)ommune, il ne faut pas avoir trop de choses à jeter ; les ouvertures des poubelles sont strictement rationnées par toutes sortes d’ingénieux systèmes (au moins des fonctionnaires locaux méritent-ils leur salaire).
| NB - août 2023 |
| NB - août 2023 |
Pour le reste, on a une flopée d’ œuvres évitant soigneusement tout réalisme (au vu de quelque néopuritanisme?)
| NB - août 2023 |
Ceci qui précède : près de Kongahälla, précisément. (Il vaut mieux essayer de ne pas lui attribuer de réalité…)
| NB - août 2023 |
Ceci, devant l’ancienne biscuiterie qui a fermé il y a peu (son activité aurait été transportée dans un pays balte).
| NB - août 2023 |
Du coup, cette partie de la ville n’est pas très joyeuse non plus.
Et non loin de là, ceci, ci-dessous :
| NB - août 2023 |
Cela :
| NB - août 2023 |
Allez, on va murmurer que je me suis assez exercé au tir sur ambulance.
Mais j’ai gardé le meilleur pour la fin, devant l’hôtel de ville :
| NB - août 2023 |
jeudi 23 novembre 2023
Autres maisons / lectures
En revanche, des maisons « secondaires » plus ou moins accessibles, ou des lieux plus généralement : il y a là un sujet quasiment infini. (Voir aussi ceci.)
samedi 18 novembre 2023
Trois points, plus ou moins en rapport avec la justice
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| Karl Hoffer, Sybille - capture d'écran |
¤ Michel Ciment, disparu très récemment, avait fait une mise au point très juste sur une certaine chasse aux sorcières, qui piétine (et s’en vante parfois) la présomption d’innocence qui est pourtant une des bases de toute bonne justice et, derrière, de l’état de droit.
« Moi, ça me gêne beaucoup, ces enquêtes, pseudo-enquêtes, sans preuve véritable, sans jugement (…) J’attends que la justice donne un verdict après une enquête approfondie. (…) Je suis gêné par cette chasse aux sorcières. »
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| Karl Hofer, Mutter und Tochter - capture d'écran |
¤ Deuxième point : il y a sur le site de l’ancien camp du Struthof (site au titre étrange : « Mémorial Struthof »…) des documents fort intéressants, régulièrement publiés notamment dans une chronique « L’archive du mois ».
(Appris incidemment par ailleurs que Michaël Landolt, dont il est question notamment ici et là, a été nommé récemment à la tête du CERD (Centre européen du Résistant Déporté).)
Le document commenté en ce mois de novembre est la déposition du déporté NN Roger Leroy en mars 1949, pour le procès de Metz.
Il y est question du traitement effroyable du kommando de NN français, chargés de faire des travaux de gros œuvre de ce qu’on appellera la « cave à pommes de terre », sous la direction de Franz Ehrmanntraut.
« Par tous ses aspects, la Kartoffelkeller est devenue le symbole de l’oppression, de l’épuisement, de l’avilissement des déportés par le travail et les coups ; de la volonté ultime des nazis d’anéantir toute résistance et tout espoir. »
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| Karl Hofer, Les prisonniers, 1933 - Capture d'écran |
Maintenant, on me demandera ce que vient faire Karl Hofer en ce billet ?
J'ai simplement découvert très récemment ce peintre, allemand (1978-1955), proche des expressionnistes, considéré comme « dégénéré » sous le régime nazi.
¤ Troisième point, que je ne développerai pas beaucoup car il n’a pas grand intérêt : eu maille à partir à nouveau avec le Château. Notamment, voilà K mis en cause ; on l’accuse (sans l’accuser directement bien sûr – c’est pourquoi je dis que ce sujet a un intérêt limité : la sous-klamminette locale à qui j’ai affaire semblant par trop médiocre) d’avoir simulé la maladie pour manquer une journée de travail. (Est-il besoin de signaler que K est très rarement absent?)
P.-S.: – Ajout. Je suis un peu de mauvaise humeur en fignolant ce billet, pour diverses raisons – on le voit avec ce qui précède. Bon, mais m’agace aussi le fait d’avoir loupé une conférence qui m’aurait vraisemblablement intéressé : « Déporté à Obernai ? », de Sandrine Gaume, le 30 octobre à Obernai. Je n’en avais nulle part vu mention, avant de la voir – on était déjà en novembre – sur le site internet de l’ancien camp du Struthof que je consulte pourtant régulièrement.
Il a été consacré trois billets en ce blog à ce camp. (Cliquer dans les mots clé, à droite, version ordinateur...)
– Lien à l’article précédent. Dans cette édition de La faim, de Knut Hamsun (Archipoche, 2023), il y a un avant-propos d’Octave Mirbeau, de 1895 (date de naissance de mon grand-père, de Florence Gould…) O. Mirbeau n’aime pas Strindberg, mais défend Hamsun ; à l’époque, la Norvège était liée encore à la Suède.
L'avant-propos est suivi d'une courte « préface » d'André Gide. Elle, date de 1950; elle a été publiée d'abord dans le numéro 15 de... la revue 84.
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| Détail d'E. Munch en illustration |
mardi 26 septembre 2023
(K)ungälv (II), et ailleurs (et pas le 22 mais le 26…)
Anne-Françoise Hivert en parle dans Le Monde du 9 septembre 2022.
| NB |
Un article de Yohann Aucante de Nordiques (en lien de ce blog ; là, dans le numéro 43 de 2022 : « Crise politique et réponses à l’épidémie de COVID-19 en Suède » – indépendamment de ce qu’on en peut penser quant au recul qu’on pouvait avoir alors fin 2022, et aujourd’hui encore, sur la gestion suédoise de cette crise (voir aussi ici) – met l’accent sur la catastrophe qu’a été, globalement, le sort des personnes âgées vulnérables. Et on n’est guère étonné de voir dans cet article rappelées les privatisations qui ont eu lieu dans le secteur de soins aux personnes âgées, au milieu des années 1990. (Et, personnellement, je ne peux ne pas avoir une pensée pour ma grand-mère. J’en reparlerai vraisemblablement.)
samedi 16 septembre 2023
(K)ungälv
Pour Michel Houellebecq (dont on reparlera aussi, et dont on a déjà parlé là), du moins pour son personnage dans un film de Guillaume Nicloux, la Suède est loin d’être un État de droit exemplaire. Et, c’est assez piquant, je venais d’acheter Le procès de Kafka, en suédois, pour y suivre en cette langue les aventures de K.
| NB - Kungälv, août 2023 |
| NB - Kungälv, août 2023 |
| NB - Kungälv, août 2023 |
jeudi 20 avril 2023
Nu / Maintenant ; forêt
Il y a évidemment ce faux ami ; le « nu » suédois signifiant maintenant ; pas de lien à la nudité. Quoique… Faux ami, vraiment ? Nos vêtements ne représentent-ils pas comme des mailles de temps sur nous ?
| NB - Carl Milles, Malmö |
Bon, mais dans un billet intitulé Nord(s) il fut question du recueil de poèmes Voyage nu de François Squevin.
| NB - Bohuslän, octobre 2022 |
Pas vraiment de forêt, là ; je triche un peu. C'est que Voyage nu évoque l'île de Swona (Orcades), où il n'y a pas d'arbre.
« J'ai une grande envie d'aller en forêt (...)
| NB - Été 2022, Cévennes |
Je pourrais évoquer à nouveau ces marches, dans les Cévennes, en bien bonne compagnie – pas que celle de Stevenson ; et Hillevi Norburg n’évoqua-t-elle pas quant à elle, dans son blog, il n’y a pas si longtemps, Stevenson ? –
mercredi 25 janvier 2023
Visage ; autoévaluation / le cas contraire…
Que sait quelqu’un de son visage sinon qu’il est un autre – un autre que ce qu’on imagine ou voit (dans un miroir, tout juste un négatif), un autre que l’on guide à peu près néanmoins vers ce qu’en attendent les autres, comme on manœuvre un cheval, en se servant de techniques éprouvées, apprises…
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| John Bauer, autoportrait, 1908. |
Peu de place à l’improvisation, là-dedans, et pourtant tout est improvisation.
(Mais l’improvisation, elle-même : résultat d’un travail…)
Membre de la Route inconnue, travaillant à Brême, Peer de Smit
m’écrivait en juillet dernier :
« Die mehrfache Bedeutung von Gesicht als Wahrnehmungsorgan, als
Ausdruck (‚Antlitz‘), als ‚das Gesehene‘ und als Zukunftsvision könnte
vielleicht auch Aufschluss geben über die besondere Bedeutung, die das
Gesicht immer wieder in Dhôtels Romanen hat. Da werden die Gesichter oft
als ‚indifferent‘ beschrieben, aber zugleich wie durchlässig für das Zukünftige
und damit möglicherweise für ‚une autre intelligence, elle serait presque à
rapprocher de ce qu’on appelle le destin‘. »
« La signification multiple du visage comme organe de perception, comme
expression (“visage”), comme “ce qui est vu” et comme vision d'avenir pourrait
peut-être aussi nous éclairer sur l'importance particulière que revêt le visage
dans les romans de Dhôtel. Les visages y sont souvent décrits comme
“indifférents”, mais en même temps comme perméables à l'avenir et donc
peut-être à “une autre intelligence, elle serait presque à rapprocher de ce
qu'on appelle le destin”. »
Bon, mais quand on se lance dans André Dhôtel, on ne s’en sort plus…
Il mène à tant de gens. Patrick Reumaux, tenez… Un livre… publié au
Téraèdre en 2004… Titre : Histoire de visages – épistémologie des leurres.
J’avoue ne pas être sûr d’avoir très bien compris, mais j’en ai gardé
néanmoins un extrait qui me fait penser au Château que j’ai évoqué çà et là (il
faut suivre !…) , où K, – où moi-même –, assistent – de loin ! – à une
opération d’« autoévaluation » d’un établissement destinée aux lointains
potentats du Château, basée sur le volontariat mais…
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| Gerhard Haderer |
L’extrait (il est question d’Habermas, de Max Weber…): « Pour qu’il y ait
communication, il faut que la parole ou l’acte qui en témoignent soient
estampillés conformes, c’est-à-dire validés par une norme qui les légitiment.
Sinon… On n’ose pas penser à ce qui se passerait dans le cas contraire.
information, coordination de l’action, socialisation des acteurs, tels sont les
maîtres mots de l’agir communicationnel comme système visant à
“transmettre le savoir accumulé”, à “effectuer les normes adaptées à chaque
contexte particulier”, enfin à “construire les contrôles internes du
comportement et en particulier à former les structures de la personnalité.”
(Habermas.) »
K, avec le Château : échec complet de toute tentative de communication.
Les personnages de Dhôtel se débrouillent mieux – mais ils ignorent
simplement le Château. Quand on y réfléchit bien, ils sont à peu près à
l’inverse de ce qui est décrit dans les lignes précédentes.
Nils Blanchard
P.-S. : exposition mentionnée sur le site de l'Institut finlandais, (à la suite
des histoires de forêt)… : « Écoutons la forêt pousser, saison II ». Un certain
nombre d’artistes, designers… y sont conviés, dont Bo Haglund. Début d’un
entretien du 2 décembre dernier qu’on peut lire sur le site de l’Institut :
« Bonjour Bo ! Comment vous sentez-vous ici à Paris ?
Je suis très heureux d’être ici. Je suis arrivé [en France] depuis début Juillet,
quand j’ai commencé ma résidence à l’Hôtel Chevillon de Grez-sur-Loing.
C’est une résidence artistique qui a été fondée par une fondation suédoise
dans les années 1990, car dans les années 1800, de nombreux artistes des
pays nordiques sont venus y travailler. J’ai un superbe espace de travail, qui
était autrefois l’atelier de Carl Larsson. Grez-sur-Loing est un petit village
paisible, d’où je peux facilement accéder à Paris et ses diverses expositions.
(…) »
On reparlera sans doute de Grez-sur-Loing. Peut-être via Philippe Delerm, par
ailleurs membre d’honneur de la Route Inconnue. Le monde est parfois petit,
comme on dit…
Arch(r’)ives / On me dira…
Déménagement de galerie d’artiste – une emmerdeuse, certes… –, inventaire de bibliothèque d’écrivain… Ça, on jette, tu prends ? Eh, bon an m...
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