| NB - La Hague |
| NB - La Hague |
| NB - La Hague |
| NB - La Hague |
| NB - La Hague |
| NB - La Hague |
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| Henri Lebasque, Jeune fille au collier de fleurs, vers 1914 - Capture d'écran |
| Roelandt Savery, Bouquet de fleurs, Musée des Beaux-Arts de Lille, Wikipedia |
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| Jeune homme en mars (sans auteur) - Capture d’écran |
| NB - mars 2025 |
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| NB (enfant) - Jacqueline Roulet |
| NB - mars 2025 |
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| E. Munch, l’enfant malade (II), Wikipedia. (Munch qui apparaît aussi dans Le tableau de Savery) |
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| Mademoiselle K, capture d'écran |
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| NB - Croquis machinaux pendant la pandémie |
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| NB - Stockholm en hiver |
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| Marika Stiernstedt |
Bien sûr, quelques uns s’en sont souvenu, Birkenwald, c’est aussi le cadre du roman de jeunesse de Serge Dalens, illustré par Pierre Joubert, au Signe de piste, Le bracelet de vermeil. On y reviendra.
| NB - Tuileries, décembre 2022 |
Mais à Paris, en cette fin d’année froide et pluvieuse, les Tuileries avaient
comme un air d’après tempête. Ou guerre.
Quelle guerre ?, aurait pu demander André Dhôtel.
| NB - Tuileries, décembre 2022 |
Je me rendais à l’exposition Munch, pas loin, au musée d’Orsay, où je devais
rejoindre un ami.
Munch ; cet ami voulait la voir ; moi aussi bien sûr. C’est aussi que Martin
Fahlén en parle dans ce qui sera bientôt (un peu de patience…) Le tableau de
Märta. Ses grand-parents maternels, Arnold et Märta Raestad, rencontrent le
maître à Oslo. Je cite ? Je cite… C’est vers 1910.
« Den manodepressive konstnären var det året särskilt ansatt av
förföljelsemani.
Han öppnade dörren, fick syn på Märta och sa att Munch inte alls var hemma,
som om han själv var en vaktmästare. Anledningen till denna bisarra reaktion
var att han blev stött över den sköna Märtas oannonserade närvaro bland
herrarna.
Hon fick ändå komma in till mästaren (...) »
« Cette année-là, l'artiste maniaco-dépressif était particulièrement sujet au
délire de persécution.
Il ouvrit la porte, aperçut Märta, et déclara que Munch était absent en se
faisant passer pour un concierge. Mais l'explication à cette réaction bizarre est
qu'il avait été stupéfié par la présence de cette belle femme, non annoncée,
parmi les visiteurs masculins.
Elle put quand même pénétrer chez le maître (...) »
Et il est vrai qu’il y a pas mal de vampires (désignant des portraits de femmes),
harpies.
Inversement, ce portrait de sa sœur, touchée par la tuberculose. À ça aussi
on reviendra…
Et Peer Gynt.
| NB, musée d'Orsay; Peer Gynt, lithographie du musée Munch à Oslo |
Peer Gynt que l’on retrouve dans Le bracelet de vermeil.
« Christian, grand amateur de musique, et qui ne l’avait jamais entendu, fut
tout surpris quand Eric, annonçant La mort d’Aase, commença. Décidément,
c’était un artiste. Sous ses doigts agiles, les notes fugitives prenaient une
âme, et le décor d’alentour s’estompait dans la brume évocatrice des
paysages nordiques.
Jamais encore Christian n’avait ressenti à ce point la mélancolie de Peer
Gynt. »
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| Pierre Joubert, illustration du Bracelet de Vermeil, Signe de piste |
Bon. Eric est un artiste. Pas Dieu. Ni François Mauriac. Aurait dit Sartre.
Pardon ; je ne peux m’empêcher de citer cet ami en compagnie de qui je vis
cette exposition Munch qui m’a ramené à Birkenwald. Qui pourrait ramener,
aussi, à Gainsbourg, chanté par Birkin. Lost Song.
Grieg.
« Lost song
A la longue
Les mots semblent superflus
Entre le flux, le reflux »
Nils Blanchard
Etiquettes, feuilles, bulletins de (vrai ou faux) vote aussi ? Actualités... Tout ce que le vent disperse…
NB – Allemagne, automne 2021
Je parlais de refus de voter de certain observateur aux élections en Suède
(Article 47), et opposais à cette forme de nihilisme politique la notion de
priorités.
Et voilà que je lis, un peu en retard, « Några rader inför valet » /
« Quelques lignes à propos du vote », sur Den långsamma bloggen,
de Lennart Erling, un billet du 5 septembre dernier. Je n’aurais pas mieux dit :
« En vecka kvar och högerpopulism och främlingsfientlighet har spridit sig
som en löpeld, knappast något parti har undgått smittan.
(…)
Det talas om "krigsvinter". Inte i Ukraina, utan här. Ingen, inte ens
Miljöpartiet, vågar föra fram det väl belagda faktum att om vi ska nå ens
bråkdelen av Parisavtalets krav, så kommer det att innebära
"livsstilsförändringar". Det är ju just vår livsstil som orsakat miljöhoten.
Men, liksom i helvetet finns det grader även i politiken. Så jag kommer att
rösta, inte så mycket för något som mot. »
« Il reste une semaine, et la droite populiste, la xénophobie se sont
répandues comme une traînée de poudre ; presque aucun parti n’a évité
la contagion.
(…)
On parle de "guerre d’hiver". Pas en Ukraine, mais ici. Et personne, pas
même les Verts, n’ose rappeler le fait avéré que si on veut seulement
s’approcher de nos obligations liées aux Accords de Paris, cela induira
des "changements de mode de vie". C’est bien justement notre style de
vie qui a entraîné la crise environnementale.
Mais, comme dans l’enfer, il y a des paliers en politique aussi. Alors, je
vais voter, non tant pour quelque chose que contre. »
NB - Walbourg
Le 30 septembre dernier (c’était un vendredi aussi…) Thomas Nydahl
s'interrogeait dans son blog :
« Väntar vi denna fredag på helgfrid? »
« Attend-on, ce vendredi, la paix du week-end ? »
Puis de répondre :
« Det är nu en fåfäng tanke, eftersom frid inte kan finnas i krigstid. (…) »
« C’est une idée vaine, vu que la paix ne saurait être trouvée en temps de
guerre. (…) »
Et de préciser, en se référant à Zweig ; et citer la fin d’un commentaire qu’il
fit en octobre 2015 de Världen av igår. En europés minnen – Le Monde
d’hier. Souvenirs d’un Européen.
« Hela den del av boken som utgör mer än hundra avslutande sidor om
det andra världskriget är skriven medan katastrofen fortfarande pågår.
Den skrevs i exil, i Brasilien, så långt hemifrån och i så total fysisk
avskildhet en människa kan befinna sig från sin egen historia (…). Han var
på väg in i ”fosterlandslösheten”, den nedbrytande känsla som tar ifrån
människan hennes fotfäste. »
« Toute une partie du livre, qui compose plus d’une centaine des
dernières pages sur le Seconde Guerre mondiale, est écrite alors que la
catastrophe est toujours en cours. Ça a été écrit au Brésil, très loin de
chez lui, dans le plus total isolement dans lequel un homme puisse se
trouver vis-à-vis de sa propre histoire (…). Il allait vers l’« apatridité », ce
sentiment accablant de perdre pied. »
On le sait, Thomas Nydahl le rappelle aussi, Stefan Zweig s’est suicidé
avec sa compagne, Charlotte Elisabeth Altmann, le 22 février 1942.
Étrange, cette allusion à Zweig écrivant du Brésil…
Je cherchais justement, peu de temps avant d’avoir lu cela, des
informations sur le Brésil en lien avec Wera von Essen, traductrice du
portugais.
Dimanche prochain ont lieu les élections présidentielles, au Brésil. Là, il y
a un autre « fascisme » (pour reprendre la terminologie, en théorie
contestable, de Thomas Nydahl) à combattre. Outre le mal qu’il a fait aux
populations (comme en Russie, du reste ; la gestion calamiteuse de la
crise sanitaire), il porte atteinte à l’environnement, à divers peuples (de la
forêt) certes très minoritaires, mais qui justement – c’est ça, aussi,
l’inverse du fascisme ! –) ont le droit d’exister, d’être respectés. (Et ne
parlons pas là de « dictature des minorités… » Un peuple qui a vécu des
siècles à un endroit sans emmerder personne et qui demande simplement
le droit d’exister, de survivre… je ne vois pas en quoi il pourrait être
accusé de quelque dictature que ce fût...)
Et puis on est rattrapé par l’automne.
Mais on en reparlera plus tard. Des champignons en tout cas. Pour
l’instant, malgré tout, esayer de garder un peu de la paix des vacances
(helgfrid) d’été.
Nils Blanchard
P.-S. - triche, donc. Je n'avais plus de place pour les "étiquettes" au
billet précédent. Il aurait fallu pouvoir y placer aussi Philippe Jaccottet,
Jean Follain, tuberculose, Hannah Arendt, Sjöhistoriska, Alluvions,
Antoine Emaz, Angers. Je les joins donc aux étiquettes de ce billet-ci.
Déménagement de galerie d’artiste – une emmerdeuse, certes… –, inventaire de bibliothèque d’écrivain… Ça, on jette, tu prends ? Eh, bon an m...