Affichage des articles dont le libellé est Jean Grosjean. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean Grosjean. Afficher tous les articles

mardi 14 mai 2024

Ecran libre

Tombé il y a quelque temps déjà sur le numéro 42 de la revue Les feuilles libres, janvier-février 1926. Là-dedans, Marcel Arland (c’est autour de lui que j’étais en quête, mais c’est une autre affaire), Crevel, Vitrac… d’autres dont Tristan Tzara et… Ernst Josephson.





Tristan Tzara était marié avec l’artiste suédoise Greta Knutson (qui est passée par l’atelier d’André Lhote, comme d’autres artistes scandinaves – il faudra reparler un jour de cela… Et André Lhote a croisé André Dhôtel... – qui a croisé lui-même Marcel Arland, René Crevel et Roger Vitrac…) Elle a peut-être, dans le style, un lointain cousinage avec Camille Claus, parfois évoqué ici ; cela aussi est une autre affaire…

Greta Knutson, Intérieur avec femme et enfant; capture d'écran


Mais en l’occurrence, c’est de Tzara et d’Ernst Josephson, dont on voulait parler. En 1926, Dada a expiré sous les coups (?) du surréalisme. En mai 1996, un article de Jean-Pierre Thibaudat (Libération), évoquait la pièce Cœur à gaz, de Tzara, montée par Sylvain Dhomme au théâtre Confluences. Cela commence à faire un certain temps, mais Thibaudat de rappeler précisément que depuis 1921, et le pugilat qu’elle avait entraîné entre ses acteurs d’une part, André Breton et ses acolytes de l’autre, depuis 75 ans donc, « la pièce végétait en français dans son édition rare illustrée par Max Ernst. Ici et là, certains (Belges, Suédois) s'aventurèrent à la monter, Andy Warhol avec d'autres en fit une lecture à New York ». 
(« Végétait »… Il y avait quand même eu une représentation au Musée d’Art contemporain en 1982…)




Eh, on retrouve là-dedans des Suédois (à Confluences). C’est un hasard complet. Par contre, Tristan Tzara, en 1926, est déjà marié avec Greta Knutson. Cela explique-t-il la présence d’Ernst Josephson au sommaire des Feuilles libres ?
Leurs noms se retrouvent aussi sur la couverture d’un livre, dont, de cela aussi, il faudra que l’on reparle…



Bon, mais Greta Knutson et Tristan Tzara se sont installés dans une maison à Montmartre, rue Junot, qu’ils ont fait construire par un architecte autrichien, Adolf Loos, en… 1926.


Nils Blanchard


P..-S. : Je rentre d’une énième traversée d’une grande partie de la France, qui me laisse en retard, sur tout, plus que d’habitude sans doute. Et peu importe. Mais là, sur le site en lien de ce blog (Ent’revues, il suffit de cliquer, à droite, dans les liens, en haut francophones, au milieu un peu tout et anglais, en bas suédophones… ou simplement ici-même) je tombe sur Lueurs. Cette traversée donnera lieu sans doute à quelque bavardage en ces parages ; sur les saint Jean, tenez, l’Évangéliste, le Baptiste…

Mais, bref, je voulais évoquer dans ce billet ci-dessus aussi Karin Boye, le mouvement Clarté… Et voilà que je tombe, donc, sur Lueurs. Le court article qui accompagne cette référence parle des dix ans de la mort de Jean Grosjean, avec le premier cahier de l’association de ses amis, de 2016. (Jean Grosjean évoqué, ici, il n’y a pas si longtemps... Ah, et je reparlerai aussi vraisemblablement de certains pays de clairières que je traversai.)

jeudi 4 avril 2024

Etiquettes - marges / Matin, clairière

Ce blog est emmarginé d’étiquettes, placées au fil des billets. J’en avais trop aux deux derniers, et je sais que j’en aurai trop aussi au prochain.

NB - avril 2024 ; pas le matin

Alors prenons le temps de les mettre en cet article de circonstance.

Il me permet de relever une citation en quatrième de couverture de L’homme de la scierie d’André Dhôtel, aux Éditions Sous le Sceau du Tabellion. Elle est de Jean Grosjean :

« Si le monde de Dhôtel est marginal, il s’agit d’une marge plus grande que la page. »





On étiquette de plus en plus les gens, et de moins en moins les choses. Les hôtels (beaucoup d’entre eux) n’affichent plus de prix fiables aux voyageurs : les tarifs sont « négociés » en amont de quelque logiciel de commerce par internet. Les trains (pour rester dans le domaine des voyageurs – parmi lesquels peuvent se trouver quelques marginaux), n’en parlons pas. Tout est fait pour décourager quelqu’un d’en prendre un à une première gare venue, pour une première destination à découvrir. Quasiment plus de guichet ; il s’agit de prostituer sa civilité auprès de machines souvent défectueuses ou, mieux encore – pire, donc –, d’endoigter l’écran luminescent de quelque smartphone.

Là, il faudra que je rajoute « vieux con » dans les étiquettes ; si j’ai la place.


Pour en revenir à la marge (assez peu fréquentée d’ailleurs ai-je l’impression) de ce blog, étiquettes donc, liens à d’autres blogs, d’autres pages… ne peut-elle faire penser à une clairière ?

Retour à Jean Grosjean, La lueur des jours (qui est aussi le nom d’une association de ses amis ; Gallimard, 1991, page 117) :


CLAIRIÈRE

Quelle merveille en haut du bois
qu’une clairière tout près du ciel.
Les grandes ombres du matin
dorment encore sur la rosée.
Jamais facteur n’est monté
porter jusqu’ici des lettres.
Les bruits du vallon n’arrivent
que filtrés par des brouillards.
Mais sous un épais feuillage
le pivert frappe un tronc proche.

(Jean Grosjean, donc.)


Nils Blanchard


Rattrapage d’étiquettes, donc : Du dernier billet : Suède, Montier-en-Der, Donald Trump.
                                                   De l’avant-dernier : Rachida Dati, Suisse.
                                                   Du prochain : La Baule, Georges Moustaki, Roland Frankart, Sainte-Soline.  


Arch(r’)ives / On me dira…

Déménagement de galerie d’artiste – une emmerdeuse, certes… –, inventaire de bibliothèque d’écrivain… Ça, on jette, tu prends ? Eh, bon an m...