Affichage des articles dont le libellé est Auvergne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Auvergne. Afficher tous les articles

lundi 3 août 2026

Fuir ?

Comme je le notai en réponse à une précision (commentaire) au billet « (Konstiga) sommar dagar », je suis revenu il y a peu d’une marche en Auvergne, autour de lacs, jusqu’en haut du Sancy.

NB - Auvergne

J'avais emmené notamment (on ne promène pas toute une bibliothèque dans un sac à dos ; du reste, des bibliothèques, on peut en voir dans tel gîte ou hôtel d’étape – dans un sur trois, à peu près, j’ai remarqué…) Encabanée, de Gabrielle Filteau-Chiba.

Chez Filteau-Chiba, je retrouve mes chanteurs-poètes québécois. Après Félix Leclerc, dès la page 33 :

« () je tourne les pages de Gilles Vigneault et me délecte du bruit du papier entre mes mains sablées, de l’odeur des vieilles reliures et du temps qui m’échappe enfin. Dehors, il fait noir comme chez le loup. »



Le temps échappe, change, dans une marche de près de dix jours, en excellente compagnie… On perd de vue, plus ou moins – quelques échos de ci de là – l’actualité. Et au moment de repartir, au dernier jour (celui du Sancy, justement…) de Picherande, la formidable hôtesse du gîte que nous quittons (avec bibliothèque…), Aude, de nous prévenir d’odeurs de fumées qui viennent des environs de Bordeaux.
De Bordeaux !
Et nous sentons ces fumées en effet ce matin-là (28 juillet dernier).

NB - Auvergne, vers le Sancy

Alors, je ne peux m’empêcher de me dire, face aux catastrophes (annoncées!) qui s’accumulent… vraiment, quelqu’un qui déclarait :

- (en 2012, source Libération), qu’elle « n’était pas sûre que l’activité humaine était la cause principale du réchauffement climatique », en 2023, que « le GIEC a toujours été alarmiste »… (Marine Le Pen.)

- (en 2026, en meeting), qu’« il y a une écologie de droite, et nous ferons cette écologie-là, qui sera une écologie du bon sens, qui ne punira pas, qui ne dénoncera pas, qui n’interdira pas (…) », blabla creux applaudi par des militants « républicains » persuadés d’être des victimes harcelées par une écologie « punitive »… (Bruno Retailleau.)

...pour ne prendre que deux exemples (il est vrai… pardon de tirer sur des ambulances… Mais il semble que certains citoyens soient fascinés par leurs gyrophares…)

Quelqu’un de la sorte, donc, peut-on décemment imaginer que cette personne ose se présenter aux élections présidentielles ?

Votre serviteur sur le Sancy (NB)

Fuir tout cela, dans les paysages de l’Auvergne (votre serviteur), dans une cabane d’hiver dans le Kamouraska (G. Filteau-Chiba)… Fuir ?

Mais Anouk, la double-narratrice de l’auteure, rencontre un militant qui se bat notamment pour « freiner l’expansion des sables bitumineux et de protéger les cours d’eau d’un déversement [lors de leur transport peu sécurisé...] » (P. 90.)

Sables bitumineux, solutions miracles pour bricoleurs au mieux inconséquents, au pire…
Je n’aime pas ces comparaisons, mais on en arrive, étrangement, à un thème de mon Elmar Krusman ; le camp de concentration annexe de Bisingen était dévolu à la tentative d’extraction de gaz de schiste…


Nils Blanchard


Aussi, plus ou mons en relation avec la fuite… Annonce de conférence de Jörgen Hellman, le 25 août prochain à Jönköping et Mullsjö. C’est sur le site de la SOV, en lien de celui-ci. Il sera question de l’arrivée, à l’été 1929, d’immigrants aux origines esto-suédoises de Gammalsvenskby à Jönköping… On y reviendra… (Sur Gammalsvenskby, voir l’index, à droite ; il n’y a qu’à cliquer...)
 

Nrrivée de migrants de Gammalsvenskby à Jönköping, août 1929 ;
Nordiska Museet Digital Museum


jeudi 16 juillet 2026

(Konstiga*) sommar dagar

Peut-être ai-je évoqué quelque part l’inventaire d’une bibliothèque d’écrivain, en Auvergne, ce à quoi je reviendrai vraisemblablement.
Mais lors de ce trajet vers l’Auvergne, ma voiture a eu des problèmes. J’ai dû m’arrêter fréquemment pour la laisser reposer. Ça m’a permis de me promener, travailler, même, mais de prendre aussi beaucoup de soleil et de chaleur en ces jours de canicule (début juillet).

NB - Bourgogne, juillet 2026

Alors, forcément, au retour, petit mal classique de petite insolation.

Voiture à réparer (mais il faut trouver un garagiste), qui plus est pneu à changer (j’ai retrouvé au retour de courses un de mes pneus à plat – hasard ? Tracasserie ?)
Ah, et pour couronner le tout, mon antique (et il est vrai moribond) appareil photo numérique (il devait avoir près de vingt ans) a rendu l’âme. Comment en retrouver ? On me dit çà et là que je n’ai qu’à prendre un smartphone.
Eh, eh !

Du coup, j’ai fait une croix sur quelques jours en Suède qui m’auraient fait du bien. La mer me manque !

Et, à peu près remis de mon coup de chaud, appelons ça comme ça, peut-être pas tout à fait encore, je lis le dernier article de Krickelins (Kristin Lagerqvist) : « Sommardagar » (« Jours d’été »). 
Elle est rentrée de sa maison du Languedoc (pas très loin de la côte…)
Images de ponton vers la mer (là, du côté de Varberg, après celles de la bobine et de la maison de la blogueuse), de sandales et serviettes, avant, ou après, un bain…

« Jag hörde att det var sjutton grader i vattnet då jag doppade mig efter morgonens tabata. Det var friskt! (…) Små bitar av sommarlycka att spara som fina minnen. »

« On m’a dit que l’eau était à 17° quand je suis allée me baigner après le Tabata du matin. C’était frais ! (…) Petits morceaux de bonheur d’été à garder comme bons souvenirs. »

Bon, on verra… Je trouverai peut-être la mer quelque part. Vers le nord de la France ? Un autre passé encore…
Mais c’est que j’ai à faire… entre différents papiers ramenés de l’inventaire, différents projets à finaliser.

Frans Timén - Capture d’écran

En attendant, mini (étrange) paradis dans l’enfer.
C'est proche d’une chaîne de réparation de voitures, dans une immense zone commerciale, du côté de Schweighouse. Évidemment, on laisse sa voiture là et on se retrouve avec une heure ou deux à « tuer ». On peut aller dans la grande surface proche, climatisée, avec sa galerie marchande. C’est là, je me souviens, que, l’an dernier, l’été, sirotant un café, j’avais poursuivi une étrange conversation par SMS (je n’ai pas de smartphone…) avec Asuka Kazama
Mais cet endroit improbable (mais réel) dont je parle, lui, n’est pas climatisé. Il est difficile à trouver ; une vague pancarte ; d’ailleurs, il n’y a là à peu près jamais personne.
Il faut passer une sorte de palissade de planches.
Un ventilateur (étrange, amélioré de bouteilles d’eau…) fait un office incertain.

Le couple de tenanciers, pour peu que vous l’y lanciez un peu, vous parlera du Portugal (vous en servira une bière). Quelque part vers le sud je crois, pas loin de la mer.


*étranges


Nils Blanchard


Ajout d’étiquettes du billet précédent : Jean-Loup Trassard, Boileau-Narcejac, Observatoire André Dhôtel.

Ajout. En ces temps d’incendies, jusqu’à la belle forêt de Fontainebleau (il est vrai que là, plusieurs vilaines gens ont allumé la chose…), la lecture d’André Dhôtel – là, Les lumières de la forêt, réédité il y a quelques mois par Fata Morgana – est un délice, mais aussi un prétexte d’énervement. C’est que j’entendais encore je ne sais quel tenant des « Républicains » actuels, vouer aux gémonies les écologistes parce qu’ils sont contre le nucléaire, pour la décroissance… Dans le discours de cette personne, le nucléaire est une sorte de formule magique efficace contre tous les maux de nos temps. Espérons qu’on n’ait jamais à demander des comptes à ces gens en cas d’accident (type Fukushima) sur le sol français… Quant à la décroissance…
Mais je m’égare. Je voulais évoquer Les Lumières de la forêt à cause d’un article d’Alluvions du 13 juillet dernier, intitulé « L’Œil du sorcier », titre d’un livre de Philippe Alfonsi et Patrick Pesnot. (Au passage, ce prix a obtenu le prix Guy-Vanhor en 1973, qu’Héloïse Combes, quant à elle, a obtenu en 2019 !)

Mais, le livre est évoqué parce qu’il parle d’absence de sorcellerie dans le Berry (ça peut sembler un peu compliqué à résumer, allez-y voir…)
C'est cela qui me ramène aux Lumières de la forêt, page 68 :

« – Comprenez-vous, dit-il [un personnage qui veut raser une forêt pour construire une usine, mais évidemment les choses se compliquent], que maintenant je redoute l’immensité de cette forêt tout comme les gens des campagnes, qui font les contes que vous savez ? »

Carl Köhler, Jours sur terre - Capture d’écran

Quant aux « Républicains » actuels et autres frontistes qui il y a encore quelques mois se contrefichaient du réchauffement climatique, des problèmes environnementaux (et semblent s’en contrefiche toujours au vu de leurs réflexions), sans vouloir le politiser en aucune manière (ce serait bien difficile ; du reste peut-être en reparlera-t-on…), Dhôtel de conclure :

« Mais il est tout à fait impossible d’imaginer que la forêt cesse d’exister un jour avec ses bêtes, ses oiseaux lumineux, sa paix profonde et ses tempêtes, sans oublier ses hôtes étranges (…) »

NB

lundi 3 novembre 2025

Encore des lits défaits / des disparitions

J'ai parlé déjà de lits défaits du blog (qui n’est pas en lien de celui-ci) Krickelins, qui plus est déjà vaguement de retour d’Auvergne. Draps froissés, traces d’on ne sait quels mouvements, plus ou moins nocturnes, plus ou moins conscients… N’y a-t-il là comme une allégorie d’une façon de voir la mémoire ? 

NB, Auvergne, fin octobre 2025

Alors que je m’apprêtais à aller voir son exposition dans le Limousin, devant donc me rendre en Auvergne – pour des raisons, voyez-vous ça, très dhôteliennes –, j’apprends la disparition de Gilles Sacksick, le 13 octobre dernier. Il était membre d’honneur de la Route inconnue, du fait de son amitié avec André Dhôtel. Et l’on peut discerner entre les deux créateurs une certaine correspondance d’univers, pourrait-on dire, peut-être.



J'ai écrit il y a quelques années un article sur des correspondances, oui, entre Dhôtel et le peintre Balthus. Certaines de ces correspondances – Balthus et Sacksick sont un peu de la même famille de peintres – peuvent se retrouver entre Dhôtel et Sacksick : des univers ordinaires en apparence, plutôt ruraux, des atmosphères d’attente. J’avais cité en exergue une citation de Jean-Claude Pirotte qui peut illustrer cette correspondance : « Il disait qu’il suffisait de regarder sans préjugé pour découvrir la permanente et merveilleuse innocence du monde, et sa sauvagerie, et cette étrangeté familière qui ménage sans cesse la surprise. » (Préface à la Chronique fabuleuse.)

Capture d'écran - Krickelins

Mais ces dernières nuits de la fin du mois d’octobre, entre Ouest de la France et Auvergne, j’ai assez mal dormi. C’est aussi que je participai à un travail d’inventaire d’une bibliothèque (on en reparlera, peut-être), travail passionnant mais remuant toutes sortes de poussières, comme autant de constellations de pistes de travail et de connaissances, mais… allez comprendre pourquoi : changements de températures, d’altitudes, d’oreillers ? Toujours est-il qu’un mal de tête, par moments, sournois, revenait…
Peut-être aussi qu’une bibliothèque – un peu complète… – est une image d’une vie… qui renvoie à la nôtre, à nos manques, à nos urgences ?

Photo de Tadzio (Björn Andrésen) - Capture d’écran

De retour d’Auvergne, précisément, je musarde sur divers sites. Parmi eux, un blog « gay » (Je suis partout n’est pas ma tasse de thé, mais je vais partout, ou pour le moins çà et là où il y a des choses intéressantes à lire, tant qu’il n’y a pas trop de sectarisme) : Gay Cultes.

Ceci me fait penser à cette réplique du personnage joué par Claude Rich, père de celui joué par Jean-Pierre Bacri (disparus eux aussi) dans le formidable Cherchez Hortense, de Pascal Bonitzer. Père et fils sont dans un restaurant japonais ; le fils se rend compte que son père folâtre avec le serveur charmant. Il lui demande des explications. Le père répond qu’il lui arrive de coucher avec des hommes, mais qu’il n’est pas homosexuel pour autant. Troublé, le fils quitte à un moment la table. Il revient…

« – Ça va mieux ? [Demande le personnage du père.]
– Oui… Parfaitement. [Répond le fils, qui fait mine de s’intéresser à nouveau au dossier qu’il a apporté avec lui, pour demander un service à son père, qui siège au Conseil d’État.] Euh… donc… euh… Mais, j’ai… j’ai pas très bien compris : tu couches, euh, avec des hommes, mais… tu n’es pas homosexuel…
– Il y a en chacun de nous une part de l’autre sexe. Seuls les imbéciles refusent de le reconnaître.
– Peut-être. Néanmoins…
– Je n’ai aucun goût pour ces casiers identitaires ridicules où tout le monde se bouscule pour entrer, pour ce communautarisme répugnant qui cherche à s’imposer partout, créer la haine de tous pour tous et finira par tout détruire. Je couche avec qui je veux. Et personne ne me collera une étiquette. »

Bon, mais tout cela pour dire que dans ce blog-là, j’apprends le décès récent de Björn Andrésen, « världens vackraste pojke », « le garçon le plus beau du monde », d’après un documentaire de 2021, l’acteur suédois de Mort à Venise, l’adaptation par Luchino Visconti du livre de Thomas Mann. (Il en a été question ici, aussi, entre autres là…)

Clic, clic… (Ou clic-clac?) Lits défaits de la mémoire du net.


Nils Blanchard

mardi 16 septembre 2025

Carte (postale) de France / Peintres nordiques début de siècle

Il est arrivé que cette blogueuse de l’ouest de la Suède, Kristin Lagerqvist (Krickelins) soit évoquée ici ou là en ce blog, notamment en lien à une maison secondaire qu’elle possède en France, qui me ramène à diverses interrogations sur les maisons ; au-delà sur le chez soi, voire sur l’appartenance à un pays, une ville, voire…

NB - Auvergne, près d’Issoire, août 2025

Elle écrit le 10 septembre dernier, dans un article qui s’intitule « Vykort från Frankrike » (« Carte postale de France » :

« Jag vaknar i min franska säng. Utanför fönstret är det helt svart och alldeles tyst. Här i byn släcks gatubelysningen mellan midnatt och klockan sex, och mörkret känns nästan omslutande.
Jag brygger kaffe (…) »

« Je me réveille dans mon lit français. Derrière la fenêtre, tout est noir et parfaitement silencieux. Ici au village l’éclairage s’arrête entre minuit et six heures, l’obscurité devient presque enveloppante. 
Je fais du café (…) »

C'est amusant : plusieurs de ses articles donnent à voir son lit de maison française, défait toujours, on remarquera ; là : que d’un côté.

NB - Capture d'écran


Edvard Munch, 1917-1919 - Capture d’écran

Mais évidemment, retrouver une campagne épargnée par la pollution nocturne des éclairages citadins (pour les autres pollutions…), calme… Cela peut donner envie de se lever à l’aube.
L'obscurité semblera alors presque enveloppante.

Ne voudrait-on pas être un instant un petit renard épargné par les hommes et les loups, humant les senteurs de la fin de nuit de son terrier…

NB - Auvergne, près d’Issoire, août 2025

Je dis cela peut-être parce que je pense à Héloïse Combes, à d’autres, qui ne vivent pas exactement comme les communs des mortels, dépendants de compteurs électriques et de pixels…

Depuis combien de temps n’avais-je vu une vraie nuit, enveloppante ?

J'allais donc vers les Cévennes héloïsiennes, et j’ai fait une pause dans un coin improbable de l’Auvergne (peu après avoir salué le Puy de Dôme), magnifique, forcément.

Trouver une maison à cet endroit ? C’est, évidemment, un peu en dehors de mes routes (et déroutes…)

Krickelins poursuit :

« När dagen gryr drar jag en handduk kring axlarna och går nerför stentrappan till dagens första dopp. Vattnet är kyligt, som det ofta är så här års. Sommaren har övergått till sensommar i den lilla byn (…) »

« Quand le jour se lève, je prends une serviette sur mes épaules et descends l’escalier de pierre pour le premier bain du jour. L’eau est fraîche, comme de juste à ce moment de l’année. L’été s’est changé en été indien dans le petit village (…) »

Hans Ole Brasen, Salut à l’aube, 1907 - Wikipedia

Héloïse me montrera des piscines naturelles dans la petite rivière de sa vallée…

Krickelins, un peu plus loin : « Det fina är att jag numera kan resa hit med bara datorn, kameran och telefonen – allt annat finns redan i huset. Böcker, skor, krämer och klänningar. Det är som att ha ett parallellt liv här (…).
Men just en varm tröja och ett par raggsockor… det saknas. »

« Ce qui est bien, c’est que je peux désormais arriver ici avec simplement l’ordinateur, l’appareil photo et le téléphone – tout le reste se trouve déjà sur place. Livres, chaussures, crèmes et vêtements. C’est comme avoir ici une vie parallèle (…).
Manquent seulement un bon pull et une paire de grosses chaussettes. »

Eh ! Disposer d’une maison quelque part où l’on peut simplement arriver, déposer deux-trois livres, un carnet, que sais-je…

Évidemment, il peut toujours y avoir plein de choses qui vont manquer… L’été, déjà, oui, qui s’éloigne.

Paul Fischer, La plage à Båstad - Wikipedia


Nils Blanchard

lundi 18 décembre 2023

Miscellanées, Auvergne et autres (et autres blogs), 4

Déjà décembre ; hiver depuis quelques semaines ; un coup de froid, un redoux, mais humide et gris... Lien avec l’Auvergne ? Aucun, sans doute. Si ce n’est une sorte de chamboulement des saisons (mais là bas, par exemple sur le Puy de Dôme, ça peut être simplement naturel).

NB - Auvergne, printemps 2023

Mais c’est que j’étais resté dans des thèmes d’été (puis d’automne, un peu) ces derniers temps, jusqu’à ces octets de fer du dernier billet, venus me poursuivre après un passage à Göteborg cet été.

On aurait presque envie de retourner plus de cent ans en arrière, via un documentaire sur le Göteborg Posten, où l’on voit notamment cette photographie de 1909. Là, les octets de fer étaient encore assez loin d’éclore.

Aron Jonason, Göteborgs Stadsmuseum, Enfants à Järntorget, hiver 1909

Les jeunes garçons ne passaient pas leur jeunesse rivés à des crétineries de réseaux sociaux. Étaient-ils plus heureux, plus malheureux ? Ils ressemblent quand même sacrément aux enfants d’aujourd’hui. C’est le décor qui a changé bien sûr. Puis, le noir et blanc.
Comme un cocon.

Il y a ce blog d’une Suédoise, si j’ai bien compris, qui s’est installée sur Åland avec ses enfants – en Finlande, donc ; et un peu en Suède parce que c’est très suédophone (svédophone devrait-on dire?) là-bas ; une sorte de lieu de métamorphose – un cocon peut-être. Les photos sur ce blog sont quasiment toutes en noir et blanc.
Elle s’appelle Ulrika Nettelblad. Dans un article d'octobre publié fin novembre, elle évoque des lectures.

« (…) böcker som lämnat avtryck på samma sätt som gamla pojkvänner, flickvänner kan göra – även om man inte älskar dem längre, så minns man tiden man gjorde det, ett märke i huvudet för alltid. » « (…) des livres qui ont laissé une impression à la manière de vieux petits/petites ami(e)s – même si on ne les aime plus, on se souvient du temps où l’on faisait ceci ou cela ; une marque en notre esprit, pour la vie. »

Parmi les livres qu’elle évoque, Här ruvar havet, Flora Wiström (Norstedts). On lit à son propos sur des sites de vente :

« Här ruvar havet utspelar sig under ett par vindpinade sommarveckor i Bohuslän. Ida är där för att hälsa på sin pappa, Tommy. Hon har precis blivit lämnad efter ett flerårigt förhållande men berättar ingenting. Det finns så mycket de inte pratar om.
Dofterna på platsen - tång, ljung, enesnår - gör det omöjligt för Ida att värja sig mot minnena. »

« Ici la mer attend [le verbe ruva est difficile à traduire : ruminer, couver…] se déroule au cours de semaines d’été venteuses dans le Bohuslän. Ida rend visite à son père, Tommy. Elle vient d’être quittée après une relation de plusieurs années, mais de ça elle ne raconte rien. Il y a tant de choses dont ils ne parlent pas.
Les odeurs – algues, bruyères, genévriers – empêchent Ida de se protéger de ses souvenirs. »



Ça nous ramène à l’article d’Argoul (en lien de ce blog, page dédiée) sur Le livre de Savery. Le critique n’est pas une buse ; il évoque bien le problème posé par les derniers chapitres du livre de Martin Fahlén : « La magie d’enfance s’est effacée ; ce tableau n’est plus le sien. Il est exposé en public. Son cadre amoureusement collé s’est fissuré, il a vieilli, comme l’auteur. »

Problème de cadres à nouveau. De gens qui partent ; de secrets qui perdent vie. Car certains secrets ne sont-ils pas comme vivants ? Quelque chose d’une autre vie.


Nils Blanchard


Triche : Eh, tire-au-flanc… tricheur, oui, que je suis : j’ajoute aux étiquettes certaines qui auraient dû figurer à un dernier billet de cette série, mais il n’y avait pas de place bien sûr… : Bill Murray, APHG, Natzweiler Struthof.

lundi 9 octobre 2023

Miscellanées, Auvergne et Paradis. Et autres (et autres blogs), 3

 Je disais donc au billet du 1er octobre : « M’y (re)poser, après, aussi, toute sorte de querelles et d’incompréhensions »…

NB - Auvergne, printemps 2023

Puis, ce métier d’enseignant que je ne goûte guère, des cours d’université que je m’efforce de donner au mieux (cela, pour quelques mois), peut-être même mon lieu de vie principal qui m’agace – j’ai encore récemment été empêché de sortir de chez moi (en auto) par un livreur de société privée (décidément…), tout cela…

Souvenons-nous; Kafka...

À propos de Kafka ; il y a un auteur qui cite étrangement ensemble les noms de Kafka et Dhôtel, Wajdi Mouawad. C'est dans un (relativement) vieil Express, du 5 octobre 2014 ; propos recueillis par Laurence Liban :

« Grands-pères: André Dhôtel et Franz Kafka.
Le premier est insouciance, amour et paysages. Le second travaille sur l'oppression et le comique. Je suis traversé par ces vents contraires. »

NB - Auvergne, printemps 2023

Bon, mais ces agacements, mésaventures – diminution d’un certain sentiment diplomatique ? – serait-ce une question d’âge, comme l’évoque Kristin Lagerqvist le 29 septembre dernier ?

« Jag ska gå en promenad med min hund, åka till jobbet och styla om butiken, träna, handla, jobba och bara vara med mig själv. För mycket social stimulans får mig att tappa lusten på allt vad livet innebär – en känsla av att livet runnit ifrån mig (…)
Det blir så mer och mer. Jag vet inte vad det kommer från eller om det alltid har varit så men det är inte förrän jag blev över fyrtio jag började känna efter att jag faktiskt inte orkar. (…) Just nu vill jag bara ta det lugnt och ha noll saker på min agenda. En bastu. Ett bad. »

« Je vais aller me promener avec mon chien, puis au travail refaire un peu la boutique, faire du sport aussi, des courses, travailler donc et me retrouver simplement avec moi-même. Trop d’interactions sociales me font perdre le goût de tout ce qu’offre la vie – ce sentiment que la vie m’échappe (…)
Et il en est de plus en plus ainsi. Je ne sais d’où ça vient, si ça a toujours été là mais ce n’est en tout cas pas avant la quarantaine que j’ai commencé à me rendre compte que je n’y arrivais pas. (…) Et juste maintenant, je veux simplement être tranquille, avec rien sur mon agenda. Un sauna. Un bain. »

Eh ! La quarantaine, Jean-Louis Curtis. On revient à Florence Gould.


Lorsque j’avais voulu quitter mon travail dans les règles, il y a… quelque temps, j’eus affaire à une dame morveuse dans un bureau administratif, qui outre ses microbes – je fus ensuite malade une semaine – me passa un coup de blues assez vache. « C’est votre âge, monsieur, c’est simplement votre âge. Vous verrez... »

NB - Auvergne, printemps 2023

Bien. Mais pour en revenir à ce que dit Wajdi Mouawad de Dhôtel : la notion d'insouciance... Vraiment?
Pourquoi pas. 


Nils Blanchard


P-S : La Norvège à l’honneur, avec pour commencer Jon Fosse (qui écrit en nynorsk), prix Nobel de littérature. Je me permets d’ajouter qu’il a un faux air de Bill Murray. Patrice Chéreau mit en scène autrefois une de ses pièces, Rêve d’automne. Et l’automne va finir par vraiment commencer en nos contrées…

Le prix Nobel de la paix (remis par la Norvège) – une fois n’est pas coutume, pas erratique –, attribué lui à l'Iranienne Narges Mohammadi.

P.-S. 2 : À la carrière de l'ancien camp de Natzweiler (Struthof), samedi 7 octobre, visite guidée passionnante de Juliette Brangé, doctorante en archéologie et histoire contemporaine. C'était organisé par l'APHG (Association des Professeurs d'Histoire et Géographie). 
J'en reparlerai... quand j'aurai mis à jour mes notes.

dimanche 1 octobre 2023

Miscellanées, Auvergne et Paradis. Et autres (et autres blogs), 2

Je me détourne de bien des ondes (snobisme ? Intellectualisme?) France info et inter me rebutent de plus en plus ; on y entend trop de musique que j’assimilerais plus à de la pollution sonore qu’à autre chose. Septembre, souvenez-vous... Il faut aller sur le Gabrielles blog (en lien de celui-ci), pour entendre, en français, quelque chose d'audible...

NB - Volvic, printemps 2023

  Oui, je suis encore – on est encore en septembre au moment où j’écris cela – d’humeur un peu irritable.

Mais, sur France culture, la semaine passée – la dernière ? Celle d’avant ? –, série d’entretiens de Pauline Maucort « À voix nue », avec l’écrivaine Marie-Hélène Lafon.
Intéressé, bien sûr ; très intéressé par cette auteure que je n’avais jusqu’alors pas lue.

J'y repensais, essayais de retrouver son nom, quand je tombe sur l’article du 29 septembre de Thomas Nydahl sur une traduction en suédois de l’écrivaine : Källorna (traductrice : Anna Säflund-Orstadius), aux éditions Elisabeth Grate.


Il s’agit des Sources, Buchet-Chastel, 2023.
Ce sont ces mêmes éditions qui, au passage, ont édité le mémorable (pour moi en tout cas) Chafouine, d’Alain Galan (2018), qui commence avec une citation de Buffon, comme un écho à Linné. Ce roman-là, il met en scène un certain André Delhot (entre autres) derrière le nom transparaît… André Dhôtel. C’est Jean-Claude Lebrun qui a débusqué (pour moi) cette correspondance, dans L’Humanité du 15 février 2018 :

« Depuis 1979, l’auteur a fait paraître une vingtaine de titres. Fréquemment centrés sur sa région, le Limousin, ils en explorent les lisières et les revers, en une manière de pendant français au réalisme magique de Belgique. Ce n’est donc certainement pas un hasard si son récit met en scène un certain André Delhot, anagramme transparente de l’Ardennais André Dhôtel, connu du grand public par Le pays où l’on n’arrive jamais (prix Femina 1955), qui, jusqu’à sa mort en 1991, s’illustra comme arpenteur infatigable de la nature et spectateur du merveilleux qui s’y tapit. »

Or, donc : le Limousin. Pas si loin de l’Auvergne. Qui plus est, une part de mes ancêtres en vient ; ma grand-mère paternelle était d’Ambazac. Jumelée avec Soufflenheim… Voyez-vous ça. Où j’ai enseigné un an au collège Albert-Camus ; voyez-vous ça encore… Décidément. Mais je vous ai perdus peut-être.

NB

Reçu il y a peu le dernier bulletin de la Route inconnue.
Un adhérent de l’association y a publié une dédicace de Dhôtel à Jean Dubuffet. Elle vient de son édition (Minuit) de David, réédité récemment (ils en sont à leur deuxième tirage) par les éditions de
Dans cette dédicace, Dhôtel écrit, à la fois simplement et mystérieusement (enfin, plus ou moins), après l’adresse « classique » (« Pour Jean Dubuffet, bien amicalement / André Dhôtel »), cette citation, qui se rapporte à l’édition de minuit : « Le montage des panneaux lui donna plus de mal (p. 208) ». Dans la version de l’Arbre vengeur, cette citation se situe page 195.
On peut imaginer que Dhôtel fait là allusion au montage d’une exposition de « portraits » de Dubuffet, à laquelle il aurait assisté…

On reconnaît un des portraits de Dhôtel en bas à droite.

Cela m’a donné envie de me replonger dans mes travaux sur le monde littéraire gravitant autour de Florence Gould, dont j’ai été détourné ces derniers temps du fait d’autres occupations. Revenir aux fondamentaux, en quelque sorte.
M'y (re)poser, après, aussi, toute sorte de querelles et d’incompréhensions.

À suivre.
Ah : et je vais tricher dans les étiquettes ; il y en a trop… On en rajoutera au prochain billet...


Nils Blanchard


mercredi 20 septembre 2023

Miscellanées / Maisons noires

 Ce titre du dernier livre de Patrick Reumaux, déjà évoqué et qui se passe principalement dans les Ardennes, a ceci d’étrange, aussi, qu’il pourrait ramener à l’Auvergne et ses pierres volcaniques. On a déjà évoqué une marche en Auvergne à cet endroit-ci et à celui-là.

NB - Auvergne, avril 2023

Lors de cette marche, divers rencontres, thèmes, ont rejoint ce que l’on a déjà évoqué parfois en ce blog.
Ainsi de la sculpture ; à Volvic, près de l’église (en pierres volcaniques), il y a une petite école d’architecture, en fait école d’art si j’ai bien compris.

NB - Volvic

NB - Volvic

Puis la statuaire est apparue jusque dans la forêt, « quelque part » était-il précisé avec raison :

NB - Auvergne, avril 2023

NB - Auvergne, avril 2023

NB - Auvergne, avril 2023

Ou encore, des crucifix comme on en voit aussi dans les Cévennes, peut-être un peu semblable à celui qu’évoque Marcel Arland dans Lumière du soir (Gallimard, 1983), dans un chapitre consacré à… André Dhôtel :

« Je t’écris d’Auvergne, cher André. (…)
Personne. Tout à coup, penché au bord du chemin, qu’est-ce...? En guise de socle, des pierres rongées de mousse ; là-dessus, droite, ronde, une pierre plus puissante, gravée de signes et de figures ; au sommet et toujours en pierre, une sorte de croix, où l’on a installé un petit bonhomme chétif, dont les mains sont plus grosses que le visage. Oui, un calvaire ; et, de mes jours, je n’en ai vu d’aussi naïfs, d’aussi enfantins. Comme il est seul ! (…) Ce calvaire dans la solitude et l’abandon, c’est la beauté, c’est la grandeur… »

NB - Auvergne, avril 2023

Ou encore… mais encore… À l’hôtel de Volvic, une petite bibliothèque. Parmi les ouvrages, un cahier de l’Association Alexandre Vialatte ; le numéro 19, de 1992. Dedans, un article de Vialatte sur Kafka.


Nils Blanchard

dimanche 16 juillet 2023

Argos

 J’ai parlé de la « tentation de la Laponie ». D’aucuns ont connu – « connu », vraiment ? – la tentation de Venise. Là, certaine tentation d’Ithaque.

NB - Auvergne, printemps 2023

Ça peut ne pas être si loin. Colmar (même si l’Alsace, comme l’Allemagne, m’a souvent paru être une région très difficile à traverser ; embouteillages, trains en retard ou supprimés, que sais-je…), par exemple pour moi, là à peu près où se situent les différents domaines de Claudie Hunzinger. Elle était à l’émission d’Alain Finkielkraut ; j'avais dit que j’en reparlerais.
Ah, aussi, récemment, chez des amis, à Reichshoffen – pas loin, encore –, un chien. Très beau ; assez jeune, lui ; nom d’un général romain victorieux.
Claudie Hunzinger, donc, de se « retirer » dans son domaine un peu hors de tout si l’on comprend bien.
« Affût », non pour chasser mais surprendre, observer… partager les autres vies, autres temps de diverses bêtes, les cerfs, entre autres.
Cet affût n’est pas très loin peut-être de l’attente dhôtelienne. Patrick Reumaux, (Maison noire, page 184) :

« Le soir, Dhôtel, qui avait acheté un baraquement en bois à la SNCF et l’avait perché dans ce hameau, au bord d’un précipice, s’asseyait sur le seuil et regardait, plus loin que les blés, la lisière. Que voyait-il ? Je ne sais pas. Personne ne l’a su. Ne le saura jamais. Mais il m’a souvent dit : N’oubliez pas de regarder les franges, les lisières. Souvenez-vous de Rimbaud, les claires-voies. Il fumait, assis sur le seuil et il attendait. »

NB - Vue du baraquement d'André Dhôtel

(Du reste, à Reichshoffen, il y a une « tour des Suédois », vestige du passage des armées de Gustave Horn en 1633… Pas des souvenirs des plus glorieux ; mais dont on reparlera bientôt.)

Or donc, ce chien d’amis ; général d’armée victorieux. On ne sort pas d’une certaine Antiquité.
Je disais régulièrement à mon ami de marche, sur les plateaux d’Auvergne, que tel chemin ressemblait à une voie romaine. Et certains devaient en être.

NB - Auvergne, printemps 2023

Mais justement, ce chien, Argos… Nous l’avons croisé à l’entrée d’un hameau apparemment désert (et magnifique). Vieil et digne animal, il est venu se faire caresser en remuant lentement la queue.
S'installer là, poser ses bagages ?
Mais c’est que j’étais plutôt dans l’esprit de Kristin Lagerqvist, fin mai sur son blog :

« Jag har funderat lite på det där – om hur rörelse hjälper människan att hålla sig vid liv, både fysiskt och mentalt.
(...)
De senaste veckorna har jag (…) fått en otrolig craving på att vandra i naturen – jag vill bara (…) packa ryggan och ta mig ut. Både i skog, på fjäll och vid hav. Det finns så mycket att upptäcka! »

« J'y ai réfléchi un peu : comment être en mouvement peut maintenir en vie, autant physiquement que mentalement.
(...) 
Ces dernières semaines (…), j’ai eu une terrible envie de me balader dans la nature – j’ai simplement envie (…) de faire mon sac et me mettre en vadrouille. En forêt, en montagne, ou à la mer. Il y a tant à découvrir ! »

NB - Auvergne, printemps 2023

N'allez pas croire qu’il s’agirait dans mon cas de bougeotte antidhôtelienne… Les choses sont plus compliquées. D’ailleurs, Georges Borgeaud, dans un article de la Gazette littéraire de Lausanne, de décembre 1955, sur Le pays où l’on n’arrive jamais, parle à propos de Dhôtel de « tentation du nomadisme ».


Nils Blanchard


jeudi 29 juin 2023

Sentiers battus

Lors de cette marche autour des puys d’Auvergne que je fis fin avril, en fort bonne compagnie bien sûr, je ne m’attendais pas à ce que certains souvenirs, vues glanés là puissent servir à ce blog. (Quant bien même, malgré les pancartes sur le parcours du Puy de Dôme, celui-ci eût tendance à s’écarter des sentiers battus.)

NB - Montée du Puy de Dôme 

 
NB - Puy de Dôme

Or à Pontgibaud, je tombe sur une plaque de rue consacrée à Andrée Sudre, passée par le camp de concentration de Ravensbrück. Un peu plus loin, on apprend que les Frères de l’école chrétienne de Pontgibaud ont accueilli et caché des enfants juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, le frère Marcel Genestier, Juste parmi les Nations. À l’hôtel de ville, une plaque en hommage à un résistant fusillé…
Au-dessus (si l’on peut dire) du frère Genestier, l’évêque de Clermont, Mgr Piguet. On lit sur sa notice de l’AJPN : « Dès 1940, Mgr Piguet aurait demandé officieusement à toutes les supérieures de congrégations qui avaient des écoles, que l'on cache des enfants juifs.
(...)
Le 24 mai 1943, il dénonce le national-socialisme : "L’évêque de Clermont exige le respect des
droits de la personne humaine et de l’autorité et dénonce publiquement la violation des lois de la guerre, le mysticisme de la haine et l’égarement des esprits. Il ne voit comme seul salut et comme vraie paix que le retour des personnes à la foi en Dieu dans un réel amour à l’égard du prochain et dans l’unité. Il donne des indications pratiques pour le maintien de l'ordre social".
(...)
Enfermé à la prison de Clermont, puis interné au Struthof-Natzweiler, il sera déporté à Dachau en septembre 1944 et le seul évêque français déporté à Dachau. »

« Dès 1940 »… Ça nous ramène à tous ces gens – certains arrivent même parfois à se présenter aux présidentielles – qui expliquent, après les catastrophes, qu’ils ne savaient pas, qu’on ne pouvait pas savoir.

NB - Volvic

À Volvic, à l’hôtel où nous nous étions arrêtés (du reste le seul je crois de la ville), cette plaque que nous n’avions pas vue en entrant.

NB - Auvergne

Peu avant, cette vue du Puy de Dôme, que nous vîmes sous plusieurs angles.

Puis à Volvic, comme une intemporalité d’une petite ville au printemps, avec nuages.


NB - Volvic


Nils Blanchard


Arch(r’)ives / On me dira…

Déménagement de galerie d’artiste – une emmerdeuse, certes… –, inventaire de bibliothèque d’écrivain… Ça, on jette, tu prends ? Eh, bon an m...