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mercredi 7 janvier 2026

Mattias Reinholdson - Vagues agressions / Laclos par là-dessus

Retour Ouest – Est (un peu (trop?) traditionnel pour moi ; j’en reparle…)
Mais en rentrant, consultant le site de la SOV (Estlandssvenskarnas Kulturförening – Association culturelle des Suédois d’Estonie), en lien de ce blog (écran, à droite, version ordinateur, etc.), j’apprends la mort de Mattias Reinholdson.

Estlandssvenskarnas Kulturförening - Capture d’écran

Il se trouve que j’avais été récemment un peu en contact avec lui par courriel. Il avait rédigé un beau dossier dans le dernier numéro de Kustbon (l’organe historique de la SOV dont il était le rédacteur en chef jusqu’il y a peu) sur mon article dans Nordiques et mes travaux plus généralement…

Il me fait penser, pour ce que j’en ai connu à des gens comme Göte Brunberg, Luc Autret (lui dans un autre domaine, les revues littéraires), qui consacraient de leur temps à la recherche, désintéressée (hormis l’intérêt pour le sérieux, la fiabilité…), et toujours prêts à partager connaissances et avancées.

Jag beklagar sorgen.

NB - Mûrs-Érigné

                                                                                     *

Et retour de l’Ouest, donc. Dès Troyes, je ne veux pas manquer ma sortie vers Nancy pour passer de l’autoroute à la N4. Un type (parmi d’autres) me serre, klaxonne même, sous prétexte que je ne vais pas assez vite à son goût (j’ai un peu de mal à voir la nuit avec des phares mal réglés dans tous les sens face à moi, ou ceux de panzers qui pourraient illuminer on ne sait combien de stades de foot (allez, oui… de foot!)) Bref, je rate ma sortie, perds une bonne demi-heure à faire un tour pour la retrouver.

Ah, il est vrai, je n’avais pas branché de GPS…

Ensuite, sur toute la route jusque vers Nancy (je m’en suis vraiment rendu compte à partir de Saint-Dizier) : tous les panneaux indicateurs ont été systématiquement souillés par de la peinture ou je ne sais quelle boue. Ce sont des centaines de panneaux, sur près de cent kilomètres. Quasiment aucun épargné.
Quelque colère d’agriculteurs d’avant les fêtes ? Mais ils ont dû y passer des jours entiers…
Et qui paiera le remplacement desdits panneaux ?

On me dira… avec leurs guidages GPS, les gens ont-ils vraiment besoin qu’on les remplace ?


NB - Mûrs-Érigné

                                                                                     *

Par là-dessus – c’était samedi – j’entends à la radio le récit des exploits de Trump au Venezuela. Surtout, j’entends Trump lui-même s’auto-acclamer pendant vingt minutes.
Là… Je n’ai pas franchement d’opinion très tranchée sur le régime au Venezuela – on ne peut avoir d’opinion tranchée sur tout… – Quant à l’opération de Trump, si vraiment le président vénézuélien était un parrain de la drogue comme Trump le prétend, après tout, qu’on l’exfiltre…
Non, ce qui m’a paru à ce moment être une agression en soi, encore une fois, c’est la bêtise crasse (« la plus grande opération depuis la Seconde Guerre mondiale », etc.) de Trump, cette vulgarité à toute épreuve qui ronge peu à peu – accumulation de précédents – tout un tissage de civilisation.

Et bien sûr, le brave homme de publier une photo de son ennemi capturé, sur son « réseau » « social »…

                                                                                    *

Georges Barbier (illustration des Liaisons dangereuses)
- Capture d’écran

Mais de retour à mon appartement, retrouvant mon ordinateur et le blog Bernur, je vois que Björn Kohlström parle de la traduction suédoise des Liaisons dangereuses, évoquée en ce blog notamment à cet endroit.
Article intéressant et complet, comme bien souvent chez Bernur, qui remarque que dans la postface : « Carin Franzén inkännande om romanens tillkomst och historia, och låter det vara osagt om Laclos roman ligger närmast Rousseau eller Sade » – « Carin Franzén étudiant la genèse et l’histoire du roman, semble indécise quant à le placer plus près de Rousseau ou de Sade ».

À propos de Cécile Volanges, de son traitement par Merteuil et Valmont, Bernur note : « Laclos visar hur lättmanipulerade vi är, hur vi nästan frivilligt uppsöker det som duperar oss » - « Laclos montre combien on peut être aisément manipulé, comment nous allons presque volontairement vers ce qui nous dupe ».
Est-il nécessaire ici de reparler du paragraphe précédent de ce billet ?

Puis Bernur poursuit : « Om dagens unga tar hjälp av chat GPT för att skriva sina kärleksbrev kunde man på 1700-talet konsultera de många kärleksromanerna och kopiera fraser därifrån. » - « Si les jeunes gens d’aujourd’hui s’aident de chat GPT pour rédiger leurs lettres d’amour, on pouvait, au dix-huitième siècle, se servir des nombreux romans d’amour et en copier des phrases. »

Eh ! Pas qu’au dix-huitième siècle !

Hashtag : pas qu’au dix-huitième siècle !


Nils Blanchard

dimanche 19 octobre 2025

Publications / Pistes de Travail

Hasard des services postaux, des commandes, des réceptions d’articles… reçu il y a peu deux publications : le dernier numéro de Kustbon, dans lequel un dossier de quatre pages est consacré à l’hebdomadaire Sovjet Estland, en lien à l’article de Nordiques. Reçu aussi le livre que j’évoquais sur Jeanne Letourneau, Clichés barbares.

NB - Hapsal (Estonie), vue de l’Aibolands Museum

Ce numéro de Kustbon est passionnant. Plusieurs sujets : l’exposition à Tallinn sur les Esto-Suédois (annoncée déjà ici). Aussi, des textes sur la petite île d’Odensholm (notamment au moment de la Seconde Guerre mondiale), île qui a été un de mes premiers centres d’attention au début de mes recherches sur Elmar Krusman, ceci pour des raisons aussi passionnantes qu’improbables ; j’y reviendrai peut-être.
Il est question aussi d’un étrange jugement, avec des Esto-Suédois impliqués, concernant un vol (présumé) sur une épave en 1756 ; mais plusieurs des prévenus meurent en prison.
(Quand on visite la prison de Marstrand, on voit un autre décor que celle de la station balnéaire riante de l’été ; on n’est pas très étonné que des prisonniers pussent décéder au dix-huitième siècle avant leur jugement, dans les prisons du Nord…)
D'autres articles encore, nouvelles diverses (dont la chronique des anniversaires et décès, où je retrouve étrangement des noms de moi connus, rencontrés au cours de mes travaux…), en Estonie et en Suède.

NB - Estonie, région d’où était originaire Elmar Krusman

Bien, puis sur quatre pages (34-38) : recension de l’article de Nordiques avec divers commentaires et des textes issus de Sovjet-Estland. Le tout, réalisé par Mattias Reinholdson. (Et j’y apprends que mon livre a rejoint la bibliothèque de la SOV à Stockholm où il y a plus de 600 autres volumes sur le thème des Esto-Suédois et de l’« Aiboland » – les régions par eux fréquentées autrefois en Estonie.)

Fra Angelico, L’Annonciation - Wikipedia

J'ai reçu aussi ce livre, que j’évoquais il y a quelques jours, consacré à cette professeure d’arts plastiques rescapée du camp de Ravensbrück.
Comme il avait été dit au colloque de fin septembre, la finalité première des dessins des camps – essentielle, voire unique pour leurs auteurs – était le témoignage.
Dans ce livre, ceux de Jeanne Letourneau accompagnent des pages de récit écrites peu après la guerre.

Le récit est passionnant et méritera une plus ample étude. En une quinzaine de (grandes) pages, on entre dans l’expérience de déportée de Jeanne Letourneau par petites touches, « petites » expériences qui sont autant de cas d’école, cas d’études sur le système concentrationnaire. L’auteure écrit avec sobriété ce qu’elle a vu, expérimenté, sans essayer d’en dire plus qu’elle ne sait, sans cacher non plus ce qui est difficile à dire.
Les gardiennes (Aufseherin), plus ou moins inhumaines, les relations avec les autres déportées de divers âges et nationalités, relations particulières dans ce camp de femmes parce qu’apparaissent çà et là aussi des enfants (garçons parfois), les transferts, les appels…
À cet ensemble, la professeure de dessin qu’était Jeanne Letourneau ajoute des réflexions, très courtes, passagères – c’est comme malgré elle – artistiques. Ainsi rencontre-t-on au détour du récit, aussi inattendus soient-ils, Fra Angelico ou Dürer. On parle aussi çà et là du Moyen Age, ce qui rejoint la conclusion de mon livre (ou plutôt, ce en quoi mon livre rejoint Clichés barbares…), mais, oui, on en reparlera.

Le terme « barbares », du titre, est étrange. Il peut désigner ce qui est fondamentalement étranger à l’expérience de vie antérieure de la déportée. Page 67 : « Que devenait parmi ces rebuts d’humanité aux mœurs les plus dépravées une pauvre prisonnière politique appartenant à un milieu honnête et sain ? » Il peut désigner ce qui est cruel et inhumain, au sens moderne du terme (page 73) : « On pense aux temps barbares aux “Brunehaut” et aux “Frédégonde”, à ces récits lus dans notre enfance en frémissant d’horreur. »

Le tout est très bien présenté par des auteurs locaux ; on y lira notamment avec intérêt divers développements sur la résistance en Anjou.


Nils Blanchard


Étiquette rajoutée du dernier billet : ONU.

lundi 5 décembre 2022

1922, un livre de gravures d’Anders Zorn

C'est un livre allemand, édité à Dresde. Après la traversée de l’Allemagne… Traversée d’un siècle, en quelque sorte.


Dresde, alors, était à vingt-trois ans de ce bombardement particulièrement meurtrier… Là n’est pas la question.
Elmar Krusman avait un an, et mourrait vingt-trois ans plus tard.
Là n’est pas la question non plus. Ou… tout est question…
Mon grand-père en avait vingt-sept.
Ce livre est de de ceux qui restent de sa bibliothèque en Suède. Un livre bleu. À peine plus tout à fait neuf.




Axel Romdahl, lui, on lit sur Wikipedia qu’il était un historien de l’art, directeur de musée… Qu’il avait aimé Göteborg…
Bon. Mais, Anders Zorn, qu’on connaît bien, entre autres, pour ses paysages de bords de mer, ses filles qui se baignent – archipel du Bohuslän ? De Stockholm ?

Allez…





Anders Zorn a été en Estonie, aussi. Comme l’explique Felicia Markus, dans son livre sur les Esto-Suédois (Living on Another Shore – Early Scandinavian Settlement on the North-Western Estonian Coast, Université d’Uppsala, 2004), il avait accompagné en 1905 Albert Engström et Axel Gallén – en fait Akseli Gallen-Kallela…, à propos duquel on a évoqué (bien rapidement…) une exposition [c'est ici...] à Paris récemment… – en Finlande et en Estonie…

« Ils firent une étape dans la lointaine et petite île d’Odensholm (…) là, ils rencontrèrent une étrange communauté, qui vivaient d’une manière assez primitive, et qui parlaient suédois bien qu’ils appartinssent à la province russe d’Estonie. »

On reparlera de cette visite du point de vue d’Engström (et, je l’ai peut-être déjà dit quelque part, il faudra aussi reparler de cette petite île d’Odensholm, du point de vue, entre autres, d’un soldat alsacien de la Wehrmacht, qui y a été stationné quelques mois…)
Un extrait de son récit (tiré d’un article sur cette équipée dans le Kustbon de septembre 1993. Je me trouvais quant à moi alors en Finlande, totalement ignorant de l’existence des Esto-Suédois juste de l’autre côté du golfe…) :

« Efter några få timmars sömn gingo vi i land igen för att dra ut kvadratroten ur Odensholm. Och det blev en fest for oss – kanske mest för Zorn. Han kände sig förenad med öborna genom något mystiskt blodsband. Han beundrade deras stolta hållning och rättframhet. Hos dem fanns ingen slavkänsla, sade han, och ändå hade de varit ryssar så länge. »

« Après quelques heures de sommeil, nous sommes retournés à terre pour prendre les dimensions d’Odensholm. Et ça a été pour nous une fête – particulièrement pour Zorn. Il se sentait lié aux habitants d’une sorte de mystique communauté de sang. Il admirait leur maintien altier et leur franc-parler. Nulle trace de sentiment esclave, chez eux, disait-il ; lors qu’ils avaient été russes si longtemps ! »


Nils Blanchard


N.-B.: Je ne suis pas le seul à avoir mêlé Christian Bobin aux anges ; c’est aussi ce qu’a fait Frédérique Roussel, le 25 novembre dans Libération, intitulant son article : Christian Bobin aux anges.

samedi 9 avril 2022

L’en-tête de ce blog ; le Garçon au poisson


Il est temps de dire quelque chose de ce Garçon avec un poisson, qui illustre ce blog.
C'est totalement par hasard que je suis arrivé à m’intéresser à ce thème sculptural, dont on trouve relativement facilement sur le net d’autres exemplaires.

NB - Hapsal (Haapsalu), été 2018

Me promenant à l’été 2018 dans les rues de Hapsal (Haapsalu), en Estonie, en quête de renseignements sur le passé d’Elmar Krusman, je suis tombé sur cette ancienne place du marché suédois. Hapsal était en effet un centre de la communauté suédophone en Estonie. Et au cœur de cette place, cette statue, somme toute charmante, de garçon au poisson, que l’on doit au sculpteur Juhan Raudsepp.

Hapsal (Haapsalu), été 2018; la cocarde commémore les 

100 ans de l’indépendance (la première) de l’EstonieNB



Hapsal (Haapsalu), été 2018. On voit sur cette dernière photo au moins

                                deux autres poissons aux pieds du garçon. NB


Ce thème du garçon au poisson, d’où vient-il ?

On retrouve beaucoup ces sculptures, dans des villes d’Europe du Nord notamment. L’association du garçon et du poisson est-elle à lier au symbole chrétien du poisson ? Ou est-ce l’enfant – enfant de pêcheurs ? Beaucoup de Suédois d’Estonie étaient aussi pêcheurs… – à qui l’on doit donner le plus d’importance ? Son âge, sa bonne santé, son sourire – du moins sur cette œuvre – en faisant quelque symbole de bonheur, de prospérité, étant un reflet de l’optimisme d’une communauté.
Y a-t-il quelque chose à rapprocher de quelque conte maritime ?
Une autre explication encore ?

Optimisme ? La sculpture, toujours là, a été installée en 1936. À cette époque, les cieux commençaient à sérieusement s’assombrir pour les Esto-Suédois.
Dans un premier temps de son indépendance, la République d’Estonie avait alloué aux minorités (Russes, Allemands, Suédois, Juifs…) une certaine autonomie (pages 20 – 25 de mon livre).
Possibilité de publier, d’ouvrir des écoles, des associations, d’utiliser leur langue avec l’administration dans les communes où ils étaient majoritaires… Les Esto-Suédois vont ainsi partager un représentant au parlement avec les Germano-Baltes. Aussi, une réorganisation des terres leur permet de bénéficier de petites fermes. Le point d’orgue de cette époque est sans doute la création du lycée suédois de Hapsal.

Je reparlerai aussi de ce qui se passait de l’autre côté du Golfe, où la minorité suédoise, en Finlande, était beaucoup plus importante. Il y a eu d’ailleurs des relations étroites entre le deux minorités, notamment dans le domaine de l’éducation.

Mais ensuite, un raidissement national de l’Estonie, du fait notamment de sa situation précaire entre les deux totalitarismes, entraîne une série de mesures vexatoires à l’encontre des minorités, notamment linguistiques. On parle d’« estonisation » – mot qui n’a rien à voir avec la « finlandisation » dont on entend parler ces jours-ci, à propos de débats sur la neutralité de la Finlande et de la Suède (voire de l’Ukraine).

Un numéro de juin 1936 de Kustbon (l’ « organe pour les Suédois en estonie ») est particulièrement révélateur de cette période, et de l’état d’esprit pacifique des Esto-Suédois, essayant de s’adapter aux nouvelles contraintes, fêtant en même temps les premiers diplômés du lycée.

On remarque que le journal emploie les noms estoniens (Haapsalu pour Hapsal), comme le leur impose l’« estonisation » nationale…

Mais peut-être est-ce simplement un hasard si c’est un garçon avec un poisson qui a été choisi pour orner le marché suédois.
Très récemment, sortant du « NHC », le nouvel hôpital civil de Strasbourg (la section ophtalmologie), j’en ai vu un autre, d’enfant au poisson.
Étrange clin d’œil.

NB

NB

NB



Nils Blanchard


mardi 5 avril 2022

De la propagande… Sovjet-Estland

À la suite du dernier billet sur la revue 84, je peux tirer une autre publication de ma poche, tout aussi étrange, mais bien différemment : Sovjet-Estland, suédophone.


Elle tenta de remplacer auprès des Esto-Suédois (mais ses axes d’édition, son « marché potentiel », comme on dirait peut-être de nos jours, étaient tellement improbables…) une autre publication : Kustbon (qui existe toujours à Stockholm). On en reparlera, là encore…
Avec 43 numéros, généralement sur 4 pages, d’octobre 1940 à août 1941, elle a couvert une grande partie de la « Première occupation » qu’a connue d’Estonie – et notamment les zones esto-suédoises – par les Soviétiques.
Par leur propagande, et cette revue notamment, les envahisseurs soviétiques tentèrent de transformer les Esto-Suédois en une vitrine à destination des opinions occidentales, en premier lieu la Suède. Cette tentative s’est heurtée à l’incompatibilité foncière entre le projet soviétique et la quasi-totalité des Suédois d’Estonie, qui avaient plusieurs griefs contre l’occupant de l’Est.
D'abord, certaines zones côtières ou insulaires habitées par les Suédois d’Estonie ont été évacuées par les forces soviétiques à des fins stratégiques et militaires. Puis on remettait en cause leur mode de vie, en les privant de leurs domaines agricoles. Cela était aggravé par le quasi anéantissement de leur autre activité qui était la pêche, la navigation étant sévèrement limitée par les autorités d’occupation. Enfin, la soviétisation allait à l’encontre de la mentalité, la culture, de la petite communauté esto-suédoise (attachée à la religion, traditionnelle et résolument autonome).


(N. Blanchard, Elmar Krusman, L’Harmattan, 2021)

Ainsi, après une « première occupation » soviétique de l’Estonie (juin 1940 – été 1941), les Suédois d’Estonie, sous la « Deuxième occupation » (nazie), ont profité d’opportunités diverses pour quitter en masse leur pays, subodorant peut-être qu’une « Troisième occupation », soviétique à nouveau celle-là, succéderait à celle des Allemands propulsés par le plan Barbarossa. Les neuf dixièmes d’entre eux sont partis, en grande majorité vers la Suède.

J'ai eu l’occasion (et l’honneur, et le plaisir…) d’évoquer l’histoire de la revue dans le fort bel amphithéâtre de l’Inalco, lors du IVème Congrès de l’APEN.


On a accès aux numéros de cette revue grâce au site de Glenn Eric Kranking, qui a fait de très intéressants travaux sur ce sujet. (Gustavus Adolphus College (Minnesota).)

Sovjet Estland est une mine d’articles d’une propagande plus ou moins habile, naïve, mâtinée d’informations pratiques (sur des événements culturels, certaines évolutions législatives concernant par exemple la pêche…) Le suivi de l’actualité internationale y est souvent abracadabrantesque (mais sans la dimension poétique, rimbaldienne, que cet adjectif contient...) On y reviendra !

Bon, mais il se trouve que pour peaufiner mon intervention à ce congrès, je passai quelques jours cet automne dans le Bohuslän. Aux antipodes de ce printemps de guerre.

NB

NB

NB


À suivre...


Nils Blanchard

Arch(r’)ives / On me dira…

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