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dimanche 31 mars 2024

Mars ; inquiétudes et étrangetés 2

On entend çà et là que « tout est possible », plutôt vers le pire. Thomas Nydahl par exemple, le 29 mars, d’asséner : « Djupt i mig rör sig dock en tanke: om inte dårskapen på plats snart upphör rör vi oss farligt nära den totala katastrofen. » / « Il y a cette pensée ancrée profondément en moi : si la folie ambiante ne s’arrête pas, on pourrait s’approcher d’une catastrophe totale. »

NB - mars 2024

On pourrait aussi citer Lennart Erling (Den långsamma bloggen), au début du mois :

« På teve menar Staffan Heimerson att vi i Europa befinner oss i samma läge som 1943, innan Hitler mötte ett samlat motstånd från demokratierna. Historien upprepar sig aldrig, sägs det. »

« À la télé, Staffan Heimerson de considérer que l’on se trouve dans la même situation qu’en 1943, avant qu’Hitler rencontre une opposition unie des démocraties. Il est vrai qu’on dit que l’histoire ne se répète pas. »

Bon. 43 sonne étrangement : d’abord, c’est aussi l’URSS (Stalingrad), qui n’était pas précisément une démocratie, qui a contré le nazisme. Certes, en 1943, les États-Unis étaient entrés en guerre depuis plus d’un an, mais on oublie un peu vite que le Royaume-Uni était en guerre depuis 1939, à peu près seul (indépendant) face à Hitler de juin 1940 à juin 1941 (Barbarossa).

Le nouveau président finlandais, aussi, Alexander Stubb, prenant ses fonctions il y a à peu près un mois, d’asséner : « Vi lever i en tid av oro och oordning » « Nous vivons un temps d’inquiétude et de désordre »...

NB - mars 2024

Et un an après la Finlande, la Suède est entrée à son tour dans l’OTAN, après de longues périodes de neutralités – certes plus ou moins compromises çà et là – depuis Bernadotte, voire avant encore.
Au moins deux articles de ce blog évoquent déjà le sujet : dans ces parages. Encore une fois, un monde, ou un continent (quasiment) totalement divisé en deux camps ne laisse guère de place à une négociation, une simple communication possible. On me rétorquera qu’on ne peut guère communiquer avec V. Poutine. Mais le pouvoir de ce monsieur, aussi long ait-il été, n’est pas éternel…
Aussi, si quelqu’un comme Trump devait revenir au pouvoir aux États-Unis, l’utilité de l’OTAN pour la Suède serait de toute façon amplement diminuée.

Capture d'écran

Peu importe, il semble que le gouvernement d’Ulf Kristersson (soutenu par l’extrême droite) profite dans les sondages de la popularité de cette entrée dans l’OTAN (initiée, assez bizarrement d’ailleurs, par les sociaux-démocrates). Du coup, on lit ce genre d’article étrange, dans le Göteborgs Posten (le 11 mars), d’Alex Vårstrand, où il est question de la « protection de notre héritage culturel qui est une partie de notre défense nationale ». Et l’auteur précise :

« Regeringen har beslutat att inrätta ett kulturskyddsråd. Rådets syfte är att ta fram en effektiv beredskapsplanering för kultursamlingar, byggnader och miljöer. Rådet, bestående av Riksantikvarieämbetet, Riksarkivet, Kungliga biblioteket, MSB, länsstyrelserna, museerna och Svenska kyrkan, kommer att avgöra vad som ska skyddas och hur. »

« Le gouvernement a décidé d’instaurer un Conseil de défense de la culture. Le but de ce conseil est de mettre en place un plan d’alerte efficace concernant les collections, bâtiments et milieux culturels. Le conseil, constitué des autorités suédoises du patrimoine, des archives nationales, de la Bibliothèque royale, du MSB (administration pour les situations de crise), des autorités régionales, musées, de l’Église suédoise, qui va décider ce qui devra être protégé, et comment. »

NB - mars 2024

Encore une fois, l’extrême droite soutient ce gouvernement ; quelle idée peut-elle avoir d’un quelconque héritage culturel ?

Voilà qui rappelle en tout cas les collections du Louvre déménagées pendant la guerre, les vitraux de la cathédrale de Chartres…

NB - Vitrail de René-Louis Petit, abbatiale de Montier-en-Der, mars 2024

Face à cette « conjoncture » pour le moins déstabilisante, Lennart Erling poursuit son article du « blog  qui avance lentement », sans transition :

« Att vandra i skogen, längs stigar och vägar som vi känner till sedan länge. Ändå samma glädje att kunna röra sig i naturen, andas in skogsluften, iaktta de första tecknen på vårens ankomst. Äta lunchmackor i en solig backe, i lä för vinden. Samtala, eller vara tysta. »

« Se promener en forêt [la forêt est, d’abord, ce qui est en dehors…], suivre des pistes, des chemins que l’on connaît depuis longtemps. Et cependant la même joie toujours d’évoluer dans la nature, respirer l’air de la forêt, observer les premiers signes de l’arrivée du printemps. Manger des sandwichs sur un promontoire ensoleillé, à l’abri du vent. Parler, ou rester silencieux. »


Nils Blanchard 

lundi 11 juillet 2022

Du pacifisme, et des chapelles, aussi

 Nous voilà déjà au temps où, dans la région où j’ai passé mon enfance, se tient comme chaque année le parcours proposé par Art et chapelles en Anjou Or j’ai reçu une lettre récemment, d’une amie de La Route inconnue, de l’autre côté de la France, des Ardennes. Il y est question aussi de chapelles.


Chapelle allemande de 1917, Falaise (Ardennes)

Pendant l’été, les articles de ce blog seront un peu moins nombreux

qu’à l’habitude, parce que je serai en vacances (les seuls moments 

de l’année où un professeur, qui plus est mal noté, peut travailler un

peu sérieusement). Et on pourra s’autoriser quelque liberté par 

rapport aux thèmes habituels de ce blog. Ou… Vraiment ?

Dès le premier article, on a parlé de paix, et de chapelles abandonnées.

On s’est pas mal interrogé – et l’on continue – sur la politique de

neutralité de la Suède.

Neutralité n’est pas pacifisme.


Dans le Göteborgs Posten, le 20 mars dernier, j’ai retenu le texte de

Jonas Eek (un prêtre, je crois) : « Varje kyrka är ett skyddsrum » – 

« Toute église est un lieu protégé ». Il y est question bien sûr de la 

guerre en Ukraine, de lutte entre bien et mal sur quoi je pourrais 

revenir pour d’autres raisons… Et on lit ceci :


« Varje dag nås vi nu av bilder från krigets Ukraina. Vi blir åter 

medvetna om krigets vansinne. Men det finns också andra bilder; 

en som fastnat hos mig är kyrkan som ett skyddsrum. »


« Chaque jour viennent à nous des images de la guerre en Ukraine. On 

reprend conscience de la folie de la guerre. Mais il y a aussi d’autres 

images ; une, gravée en moi, celle d’une église comme un lieu 

protégé. »


En l’occurrence, sur la carte, la chapelle allemande a dû être construite

non vraiment comme un abri, mais comme un hommage aux soldats 

allemands tués au front.


Les pacifistes, eux, sont souvent peu férus d’hommages.

Un Paul Léautaud connaissait mieux les sépultures de ses chats dans

son jardin que les monuments à la gloire des soldats morts au front.


Paul Léautaud et ses chats


Jugez plutôt ; il écrit à André Billy, le 23 novembre 1914

(Correspondance, Flammarion, 10/18, 1972, pages 443-444) :


« J’ai su, comme vous, la mort d’Alain-Fournier en même temps que

celle de bien d’autres, dont le nom m’était connu, sinon la personne. 

J’ai fort bien connu Fournier. Je le voyais souvent au Mercure (…) Du

moins, Fournier, lui, y était parti [à la guerre], si j’en juge par une 

lettre qu’il écrivit alors à Péguy, dans des sentiments guerriers. Je ne

sais pas, mais cela me dispose à m’attendrir un peu moins sur lui. (…)

Vous voyez bien, mon cher ami, que je n’ai pas acquis des sentiments

nouveaux, appropriés aux circonstances. Ces histoires me font horreur, 

et la grandeur, je me le reproche quelquefois, m’en échappe. Là non plus, je ne

crois pas et mon manque de foi me fait me détourner.

(…)

J’ai toujours mes soucis. Je les ai même plus grands, ma réserve 

d’argent épuisée et tous mes moyens se trouvant réduits à l’allocation 

du Mercure. Je dure comme je peux. Je vis chez moi en pardessus, le 

chapeau sur la tête, gelant, grognant, ricanant, plein d’impatience et de 

sarcasmes. Quannous foutra-t-on la paix, Grands Dieux ! Cette guerre 

m’agace, que de choses elle m’a déjà coûtées, que de mauvaises 

choses  elles m’a déjà occasionnées, que de mécomptes, que de 

soucis, que de chagrin ! Je devais passer de si belles

vacances ! Allez, moi aussi je suis bien atteint.

(…)

Il y aura quelque littérature patriotique, certes. Mais je crois qu’on 

s’en lassera vite. Ne vous semble-t-il pas que nous sachions déjà 

tout ce qu’on nous racontera là ? 1870 n’est pas si loin qu’on 

garde encore quelque fatigue detoutes les balivernes qu’il nous 

a values. (…) »




Alors, bien sûr, tous les conflits ne sont pas semblables. Et un (autre) 

de mes projets – j’ai déjà pas mal avancé – est une étude de la 

position de Léautaud – ce formidable écrivain – face à la 

Seconde Guerre mondiale. Le moindre que l’on puisse dire est que 

les sources ne manquent pas. Disons-le tout de suite :

Léautaud n’y apparaît pas si sympathique… Mais bien loin, 

néanmoins, du mal incarné.



Nils Blanchard




P.-S. Annonce il y a quelques jours de la démission de la présidence 

du Parti conservateur de Boris Johnson.

Je ne fais pas partie des gens qui l’ont bêtement comparé à 

Donald Trump. Je me souviens d’une certaine classe, par exemple, 

lors de sa rencontre avec la ministre d’État suédoise il y a 

quelques semaines.

Et parlez-en aux Ukrainiens…


lundi 4 juillet 2022

Tissages : LONGING, OTAN, langage

 Comme promis, quelques retours de l’exposition LONGING – fils tissés, récits croisés à l’Institut Suédois, qui a cours en ce moment. Tapisserie, fils tissés ; art de la patience et de l’explosion de couleurs.

               

          NB Julia Bland (Etats-Unis), Blanket for Good Drams, 2020,

                    Exposition à l’Institut Suédois  


Déambulations dans l’hôtel de Marle ; tout près de la précédente, cette œuvre 

qui, nous précise-t-on, s’inspire du travail de la photographe Ida Ekelund, qui

se détourna de la photographie il y a près d’un siècle.

Et on lit dans le commentaire de l’œuvre quelque chose qui pourrait assez

bien correspondre à ce petit blog : « Pour Kristina Müntzing, la notion de 

LONGING se réfère à un processus intégré à sa pratique et qui la relie à

différentes époques et personnes, pour la plupart des femmes, avec 

lesquelles elle ressent un lien très fort. »


 

              NB – Kristina Müntzing (Malmö), Don’t quit your dayjob (détail),

                       Exposition à l’Institut Suédois –                                        


On change de sujet, et, précisément, on change d’époque.

Après avoir poussé à la roue de l’entrée de la Suède dans l’OTAN, voici ce

qu’écrivait Thomas Nydahl [Lien] le 30 juin dans son blog :


« Om vårt arma land skickar en enda av dem till Turkiet är Sverige slut som

självständig nation. – Si notre pauvre pays en renvoie un seul en Turquie 

[d’exilés demandés par le président turc], c’en sera fini de l’indépendance de

la Suède. »


Peut-être aurait-il fallu réfléchir un peu avant de suivre le troupeau… L’entrée 

de la Suède dans l’OTAN va-t-elle apporter beaucoup à l’Ukraine ?


Ça me fait penser à cette accusation récurrente contre la Suède, juste après la

Seconde Guerre mondiale, d’avoir abandonné les exilés baltes à Staline.

(Mais quand on y regarde de près, on peut considérer aussi que la Suède a 

plutôt bien résisté, en l’occurrence, au despote soviétique.)


Manifestation de 2015, après l’attentat à Charlie-Hebdo – je participe rarement 

à des manifestations ; avais été à celle-ci –. Je me souviens d’un groupe de

Kurdes venus apporter leur soutien à la manifestation, Kurdes qu’on a été bien

content d’avoir sur certains fronts…




Alors tenez, cette citation d’un livre de Bernard Maris, que j’ai lu récemment :


« Il disait que la philosophie aimait la sagesse, mais qu’elle réfléchissait sur

des questions insolubles : la liberté, l’existence, Dieu, la beauté. Qu’elle 

défaisait et refaisait sans cesse l’ouvrage de sa réflexion. Comme Pénélope.

Vague éternelle, elle dessinait et effaçait la vérité. Je me laissais bercer. Le 

langage était la plus belle question. Le langage était un « éther », comme l’air

que nous respirions. Nous baignions en lui. »


On en revient au tissage, à la vérité…



Nils Blanchard


vendredi 17 juin 2022

Puisqu’il est question d’Ulysse

 À la recherche de je ne sais trop quoi, je feuilletais mon Que sais-je ? Sur Homère, de Jacqueline de Romilly.

Page 116, l’auteure remarque : « Le fossé entre Grecs et barbares 

[au temps des poèmes d’Homère] n’est pas encore creusé. Dans l’Iliade il 

n’y a absolument aucune différence entre Troyens et 

Achéens. Personne ne s’étonne qu’ils parlent la même langue, 

qu’ils observent les mêmes usages, que leurs règles morales 

ou sociales soient les mêmes, ou que leurs dieux soient les mêmes. 

(…) Homère ne conçoit pas un instant que l’ennemi puisse 

être différent. »


Les temps n’ont-ils pas beaucoup changé ?


On reparlera de la manière de voir les Russes, de certains de 

leurs voisins. Elmar Krusman, comment voyait-il ses ennemis ? 

Étaient-ils ses semblables, ses frères ? La brute, Ehrmanntraut, qui 

l’a mené devant cette employée de mairie de Bisingen, qui a décrit 

E. Krusman, sans le nommer, « tout à fait tremblant »…


Les Suédois d’Estonie en général ?


Lors de ce colloque que j’évoquais au dernier billet, sur 

l’évolution des contacts de langues et de cultures, je 

m’interrogeais sur la place des Esto-Suédois parmi les 

autres peuples, nations. Étaient-ils un simple groupe,

une ethnie, un peuple ? Ils étaient moins de 10 000, mais 

furent reconnus comme une minorité. Ils n’étaient plus seulement 

des Suédois (au moment de la guerre, ils avaient été séparés de 

leur patrie d’origine depuis au moins sept siècles).

Une nation ? Ce qui semblait les caractériser, précisément, est qu’ils

n’avaient pas d’ennemis jurés. Peu de traces de batailles, de 

révoltes, de massacres dans leur histoire, mais des dominateurs 

dont on s’accommode comme on peut, des relations de voisinage 

plus ou moins tendues sans doute, une constante diplomatie, 

semble-t-il, pour préserver un mode de vie authentique 

– les fameux « privilèges » suédois – dans la durée. 

Quelque chose à mettre en rapport avec la neutralité suédoise 

depuis Bernadotte…

Carte des zones esto-suédoises; années 30 

Plus loin (pages 116-117), J. de Romilly remarque qu’Achéens 

(Grecs, donc) et Troyens partagent les mêmes croyances, les 

mêmes dieux. Puis : « Le fait est d’autant plus remarquable 

qu’Homère n’a rien d’un pacifiste, blâmant la guerre en tant 

que telle. Elle est comme un donné de la civilisation d’alors.

Elle a ses douleurs, mais aussi ses beautés. On peut, certes, 

évoquer avec nostalgie le temps de paix. (…) Et l’on n’y trouve 

pas non plus, nulle part, rien qui suggère une guerre nationale, 

entre peuples différenciés. La lutte entraîne une âpre 

compétition, mais point de haine : Troyens et Achéens

sont les uns et les autres des héros et des mortels, qui en tout 

se ressemblent. »

NB - Bohuslän

Pour ce qui est de la Seconde Guerre mondiale, c’est en quelque sorte 

l’inverse, surtout vue sous le prisme du système concentrationnaire.

Pour Boris Pahor, de Trieste (comme pour Elmar Krusman et les Esto-

Suédois), les choses ont commencé à se gâter avant même la 

guerre, avec l’arrivée du fascisme (avec le climat délétère pour 

les minorités qui s’est installé au cours des années trente en 

Estonie). De quoi rêvait Boris Pahor en invoquant Calypso ? 

D’un paradis à reconquérir ?



Nils Blanchard



P.-S. Sans rapport ?


Hier, J’ai vécu des heures vaguement kafkaïennes – j’évoquerai 

bientôt, en passant, l’Autriche-Hongrie –. Une batterie morte, 

en Allemagne, avant-hier  soir, très tard. Un réparateur fort gentil 

fait redémarrer ma voiture ; « Peut-être cela marchera-t-il ; après, 

il faudra la faire tester... » Je rentre chez moi, en France, sans 

couper une seule fois le moteur. Las, ce matin : obligé d’appeler 

à nouveau un réparateur, pour me relancer à nouveau et me 

permettre d’aller à un garage. On me promet quelqu’un pour 

neuf heures trente, puis dix heures. Je prends rendez-vous au 

garage, commande une batterie. Le temps passe…

Truc assistance (une personne dont j’ai oublié le prénom, 

appelons-la G) : – Vous comprenez… Effectivement… [Cet adverbe, 

tic de langage des sots de nos temps.] »

Onze heures.

G : – Ils ont peut-être un imprévu. Il faut comprendre.

Mais pourquoi ne communiquent-ils pas ?

À midi, j’appelle un taxi. Je ne peux plus attendre ; dois me rendre 

à mon travail. À treize heures, le garage de dépannage 

m’appelle : « On est chez vous. Pourquoi n’êtes-vous pas là ? »

Mais parce que je suis à mon travail. De petit fonctionnaire 

récemment mal noté (mais je crois que c’est un honneur – 

j’expliquerai peut-être pourquoi...)


D’autant plus ennuyé d’être sans véhicule que je dois nourrir, 

pour deux ou trois jours, des chats d’amis, en Allemagne.

Et Thomas Nydahl, hier justement, citation dans un billet intitulé : 

« Vänskapen gångbroar". Il est illustré par une photographie d'arbres 

entre le printemps et l'été.


« Skriv om stunderna

då vänskapens gångbroar

verkar hållfastare

än förtvivlan


Adam Zagajewski, ur Törst, i översättning av Anders Bodegård »


(« Écris sur les moments

où les pontons de l’amitié

semblent s’accrocher davantage

que le désespoir


Adam Zagajewski, extrait de Soif, traduit [en suédois] par Anders

Bodegård »)


(Bon, mais en ce qui me concerne, le désespoir… Il ne faut 

rien exagérer.)



Arch(r’)ives / On me dira…

Déménagement de galerie d’artiste – une emmerdeuse, certes… –, inventaire de bibliothèque d’écrivain… Ça, on jette, tu prends ? Eh, bon an m...