Cela fait pas mal de temps que le blog de Gabrielle Björnstrand (Gabrielles blogg) est en lien de celui-ci (à droite de l’écran, version ordinateur…) Et je n’avais pas vu, en lien d’icelui, celui de Karin Englund.
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| Rune Bergström, Ny Arkitektur - Capture d’écran |
Il mérite pourtant le détour !
Et précisément, lors que je narrais au billet précédent mes démêlés avec des plateformes téléphoniques, des escrocs, de l’« intelligence » artificielle…, elle-même donne un étrange écho à ces aventures, le 29 août 2026. Elle et une amie ont attendu en vain, une soirée, la livraison d’une pharmacie ; on les a baladées sur je ne sais quelle plateforme commerciale…
« Ibland tänker jag att detta är den nya sortens dystopi. Ett samhälle med kontaktlösa opåverkbara system och chatt-loopar som tar all ens tid, men aldrig leder framåt. Här finns inget telefonnummer att ringa, ingen människa att prata med. (...)
Enshittifikation har jag skrivit om tidigare, det som händer när olika system tillåts försämras vartefter (…) »
« Parfois, j’ai l’impression quon a affaire à une nouvelle sorte de dystopie. Une société aux systèmes fermés, sur lesquels on n’a plus prise, avec des discussions en ligne qui sucent votre temps, mais ne mènent jamais à rien. Là : aucun numéro de téléphone, aucune personne à qui l’on pourrait parler. (…)
J'ai déjà écrit sur la merdification, ce qui arrive quand on laisse différents systèmes se dégrader les uns après les autres (…) »
Bon, mais je vais du coup à son article sur cette « Enshittifikation » ; là on lit, le 12 février 2024 :
« I USA har ”Enshittification” utnämnts till årets nyord 1923, av American Dialect Society. Det är svåröversatt. »
« Aux États-Unis, ”Enshittification” a été nominé nouveau mot de l’année 1923 par l’ American Dialect Society. C’est difficile à traduire. »
Je regarde sur Wikipedia ; eux traduisent cela par « merdification »…
Bien.
Et ils corrigent l’erreur que je subodorais : le terme n’est pas reconnu en 1923, mais cent ans plus tard bien sûr.
Mais 1923 est une année que j’ai un peu évoquée ici et là en ce blog (voir l’index, à droite, version ordinateur…)
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| Henri Lebasque, Le bar sur la plage, 1923-1925 - Capture d’écran |
Et celle-ci, ci-dessus, datée de 1923-1925.
C'est que je l’ai dit déjà : m’a manqué cet été un séjour à la mer.
Sur le blog de Karin Englund, il y a aussi une section sur une école de peintres, de l’après-guerre (Seconde Guerre mondiale) : « Grifflarna » (Les griffes?), basée à Horndal (Dalécarlie), et qui aurait été active de 1946 ou 1947 aux années 1960. C’était une école de peintre proprement dite ; des étudiants s’étaient regroupés d’abord autour du père de l’auteure, Martin Englund.
Des artistes enseignants passèrent aussi dans le cercle, tels Åke Pernby, qui a laissé une réputation de… sévérité. Ou encore, Dal-Edvin. On en reparlera sans doute.
Il ne reste plus beaucoup de traces des membres du groupe des Grifflarna. Mais sur une photo publiée sur le site de Karin Englund – allez-y voir –, des jeunes gens concentrés assis en cercle, blocs en main, en train de dessiner.
Ça manque de filles, peut-être, même s’ils eurent des modèles.
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| Rune Bergström, Komposition (lithographie) - Capture d’écran |
Et de Rune Bergström, dans le cercle, sur la photo, on retrouve des œuvres sur le net (à des prix très bas dans des sites de vente), qui ne sont pas sans intérêt.
Nils Blanchard
P.-S. : Il est question d’art ; j’en profite. Annonce d’une exposition de lithographies de Sacksick.
Annonce aussi d’une exposition de Roger Dale.
Aussi, bien malheureusement, disparition, hier 15 septembre, de Catherine Ringer. Me vient en mémoire, comme ça, « C’était un homme », magnifique chanson parue sur l’album des Rita Mitsouko de 2000, Cool Frénésie. Comme pour finir un siècle. Mais…
NB





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