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mardi 2 mai 2023

Au printemps des dilettantes

 France culture, un 1er avril, 2023 ; émission de ce qui est encore le matin, « Concordance des temps », Jean-Noël Jeanneney recevait François Walter.

J.-W. Waterhouse
Il y fut question de Rachel Carson, pionnière de la lutte contre les pesticides…
On parlait de guerre, à la fin de ce billet, sur un autre thème. Rachel Carson aussi, alors, pour Emmanuel Macron, aurait été « en guerre », comme les milliers de manifestants de Sainte-Soline ?

Dans la même émission, à la fin, une chanson de Charles Trenet : Mourir au printemps.
Chanson que je ne connaissais pas – Dieu merci, il doit y en avoir encore quelques unes comme ça ; de même que je n’ai pas encore lu tous les romans d’André Dhôtel… – Dans l’émission, la chanson est présentée de 1962. Là, je tique. La voix ne me semble pas être de 1962, mais de plus tard. Mais des recherches sommaires ne m’en disent pas beaucoup plus. Une première version (« remastérisée en 2017 ») daterait bien d’entre 1964 et 1968.

On se trompe si facilement.
Surtout quand on s’éloigne de ses zones de confort (en l’occurrence, avec Trenet, ce n’était pas le cas cependant…) Mais, allez… le 8 juin 2021, Roland Jaccard notait sur son blog, toujours consultable : « Il est préférable d’éviter de devenir un spécialiste de quoi que ce soit. Pourquoi ? Proust répond : dès lors qu’on est considéré comme tel – de l’hérédité bulgare à la politique extérieure bulgareon est amené à en parler toute sa vie, si on n’y met pas bon ordre. Ce qu’on gagne en prestige, on le perd en subtilité intellectuelle. »

Tant il est vrai que je me (vous) perds un peu dans mes dilet-tentations.


Quant au printemps des poètes ; affiche tombée au hasard du net à la recherche Désir de printemps.
Bon, mais on parle de « printemps », des peuples, de tel ou tel soulèvement. De ces "CRS du futur", on peut rêver...

Quant au tableau de Waterhouse (qui illustrait la présentation de l’émission sur le site de France culture), il date de 1913, l’année de naissance de Charles Trenet…

Nils Blanchard

samedi 7 mai 2022

Presse locale, entrelacement de sujets

De temps en temps (pas en Alsace), je lis la presse locale.


Dans ce Ouest France des 23-24 avril derniers, toute la dernière page est consacrée à l’ancien camp de concentration de Natzweiler.
Y sont rappelés certains points essentiels, notamment la mortalité dans le camp central (3000 personnes, sur trois ans et quatre mois je le rappelle), et l’existence de cette nébuleuse de camps annexes (dont Bisingen où Elmar Krusman est mort en avril 1945, il y a un peu plus de 77 ans). Au total : environ 20000 morts.


À l'intérieur du journal, un autre article, en lien à l’actualité : un rappel de l’épisode de famine qu’a connu l’Ukraine du fait de la folie stalinienne en 1931-1933.

C'est un hasard : beaucoup d’habitants de Gammalsvenskby (qui a vu passer ces derniers temps des troupes russes…) avaient alors quitté l’Ukraine.
C'est une histoire assez étrange, qui montre en tout cas qu’il paraît difficile aux Ukrainiens, quelle que soit leur origine, de quitter leur pays.

Habitants de Gammalsvenskby arrivant à Trelleborg en 1929 (source : TT)

Au début des année 20, les persécutions staliniennes entraînent une prise de contact entre la population de Gammalsvenskby et la Suède, notamment la croix rouge.
C'est en 1929 qu’un accord intervient entre la Suède et l’URSS, les habitants de Gammalsvenskby obtiennent des passeports pour partir et 885 arrivent à Trelleborg en août 1929. D’autres vont au Canada, parmi lesquels certains reviendront en Suède…
Là où les choses se compliquent, c’est quand quelques mois plus tard, certains des migrants arrivés en Suède (Gotland) décident de repartir pour l’Ukraine, soutenus par le parti communiste de Suède ; cela, bien sûr, donnera lieu à bien des commentaires...

Habitants de Gammalsvenskby repartant en Ukraine 1931 (source : TT)

Je me disais… S’il y a bien encore à Gammalsvenskby, non loin de Kherson, des descendants lointains d’Esto-Suédois de Dagö. On peut imaginer que ces derniers soient eux-mêmes des descendants de Vikings. De Suède…
Et parmi les récents occupants russes de Kherson, est-il exclu qu’il y ait eu quelque lointain descendant de ces Varègues, eux-mêmes descendants de Suédois ?
Parmi ces ancêtres de tous ces gens, est-ce si illusoire d’imaginer que deux d’entre eux aient vécu dans le même village, dans la même famille ? L’un dont le lointain descendant (par les Varègues) passa récemment en uniforme russe dans Gammalsvenskby, l’autre habitant ukrainien de ce bourg.
Le monde peut être petit.


Post-scriptum :

Entendu ce matin à la fin de l’émission « Concordance des temps », de Jean Noël Jeanneney (Patrice Brun y parlait de la démocratie athénienne), un extrait d’un discours d’E. Macron où il parlait quelques phrases de grec (moderne).
Question, sur un tout autre sujet, du génie de la langue, du lieu.


Nils Blanchard


Arch(r’)ives / On me dira…

Déménagement de galerie d’artiste – une emmerdeuse, certes… –, inventaire de bibliothèque d’écrivain… Ça, on jette, tu prends ? Eh, bon an m...