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| Elmar Krusman – années trente ? – Collection particulière |
jeudi 14 mai 2026
Mon livre sur Elmar Krusman
jeudi 13 novembre 2025
Entre passivité et bêtise
| NB - Haguenau, septembre 2025 ; illustration à peu près de hasard |
Bon, ça n’a pas une très grande importance et ne devrait pas figurer ici, sauf que j’ai lu – je ne suis pas rancunier… pas trop… ; voir le billet précédant... – un article récent de Thomas Nydahl, s'interrogeant lui-même sur un article de Torsten Fagerholm, dans le journal finlandais de langue suédoise Hufvudstadsbladet, le 25 septembre 2025. T. Fagerholm commence par se demander ce qu’ont à fiche de riches touristes russes à Biarritz ce dernier été. Il commente :
| NB - Haguenau, septembre 2025 ; illustration à peu près de hasard |
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| Ingrid Ruin - Publicité de 1928, Capture d’écran |
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| Ingrid Ruin - Capture d’écran |
dimanche 21 septembre 2025
Retour au Struthof – Kartoffelkeller et autres
| NB - Struthof (le CERD à droite, l’ancien camp au fond), septembre 2025 |
Le guide pour cette visite précise, jeune employé du site (CERD), explique que cette « Kartoffelkeller » (cave à pommes de terre) avait bien, vraisemblablement, été construite pour stocker des tubercules. Il se base notamment, pour ce dire, sur la photographie d’un espace très ressemblant dans un autre camp de concentration.
| NB - Struthof, l’intérieur de la Kartoffelkeller, septembre 2025 |
| NB - Struthof, un soupirail vu de l’intérieur de la Kartoffelkeller, septembre 2025 |
| NB - Struthof, la suite de la Kartoffelkeller après le CERD, septembre 2025 |
| NB - Struthof, le camp vu de la route vers la carrière, septembre 2025 |
| NB - Struthof, l’intérieur de la Kartoffelkeller, septembre 2025 |
samedi 18 novembre 2023
Trois points, plus ou moins en rapport avec la justice
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| Karl Hoffer, Sybille - capture d'écran |
¤ Michel Ciment, disparu très récemment, avait fait une mise au point très juste sur une certaine chasse aux sorcières, qui piétine (et s’en vante parfois) la présomption d’innocence qui est pourtant une des bases de toute bonne justice et, derrière, de l’état de droit.
« Moi, ça me gêne beaucoup, ces enquêtes, pseudo-enquêtes, sans preuve véritable, sans jugement (…) J’attends que la justice donne un verdict après une enquête approfondie. (…) Je suis gêné par cette chasse aux sorcières. »
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| Karl Hofer, Mutter und Tochter - capture d'écran |
¤ Deuxième point : il y a sur le site de l’ancien camp du Struthof (site au titre étrange : « Mémorial Struthof »…) des documents fort intéressants, régulièrement publiés notamment dans une chronique « L’archive du mois ».
(Appris incidemment par ailleurs que Michaël Landolt, dont il est question notamment ici et là, a été nommé récemment à la tête du CERD (Centre européen du Résistant Déporté).)
Le document commenté en ce mois de novembre est la déposition du déporté NN Roger Leroy en mars 1949, pour le procès de Metz.
Il y est question du traitement effroyable du kommando de NN français, chargés de faire des travaux de gros œuvre de ce qu’on appellera la « cave à pommes de terre », sous la direction de Franz Ehrmanntraut.
« Par tous ses aspects, la Kartoffelkeller est devenue le symbole de l’oppression, de l’épuisement, de l’avilissement des déportés par le travail et les coups ; de la volonté ultime des nazis d’anéantir toute résistance et tout espoir. »
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| Karl Hofer, Les prisonniers, 1933 - Capture d'écran |
Maintenant, on me demandera ce que vient faire Karl Hofer en ce billet ?
J'ai simplement découvert très récemment ce peintre, allemand (1978-1955), proche des expressionnistes, considéré comme « dégénéré » sous le régime nazi.
¤ Troisième point, que je ne développerai pas beaucoup car il n’a pas grand intérêt : eu maille à partir à nouveau avec le Château. Notamment, voilà K mis en cause ; on l’accuse (sans l’accuser directement bien sûr – c’est pourquoi je dis que ce sujet a un intérêt limité : la sous-klamminette locale à qui j’ai affaire semblant par trop médiocre) d’avoir simulé la maladie pour manquer une journée de travail. (Est-il besoin de signaler que K est très rarement absent?)
P.-S.: – Ajout. Je suis un peu de mauvaise humeur en fignolant ce billet, pour diverses raisons – on le voit avec ce qui précède. Bon, mais m’agace aussi le fait d’avoir loupé une conférence qui m’aurait vraisemblablement intéressé : « Déporté à Obernai ? », de Sandrine Gaume, le 30 octobre à Obernai. Je n’en avais nulle part vu mention, avant de la voir – on était déjà en novembre – sur le site internet de l’ancien camp du Struthof que je consulte pourtant régulièrement.
Il a été consacré trois billets en ce blog à ce camp. (Cliquer dans les mots clé, à droite, version ordinateur...)
– Lien à l’article précédent. Dans cette édition de La faim, de Knut Hamsun (Archipoche, 2023), il y a un avant-propos d’Octave Mirbeau, de 1895 (date de naissance de mon grand-père, de Florence Gould…) O. Mirbeau n’aime pas Strindberg, mais défend Hamsun ; à l’époque, la Norvège était liée encore à la Suède.
L'avant-propos est suivi d'une courte « préface » d'André Gide. Elle, date de 1950; elle a été publiée d'abord dans le numéro 15 de... la revue 84.
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| Détail d'E. Munch en illustration |
vendredi 17 juin 2022
Puisqu’il est question d’Ulysse
À la recherche de je ne sais trop quoi, je feuilletais mon Que sais-je ? Sur Homère, de Jacqueline de Romilly.
Page 116, l’auteure remarque : « Le fossé entre Grecs et barbares
[au temps des poèmes d’Homère] n’est pas encore creusé. Dans l’Iliade il
n’y a absolument aucune différence entre Troyens et
Achéens. Personne ne s’étonne qu’ils parlent la même langue,
qu’ils observent les mêmes usages, que leurs règles morales
ou sociales soient les mêmes, ou que leurs dieux soient les mêmes.
(…) Homère ne conçoit pas un instant que l’ennemi puisse
être différent. »
Les temps n’ont-ils pas beaucoup changé ?
On reparlera de la manière de voir les Russes, de certains de
leurs voisins. Elmar Krusman, comment voyait-il ses ennemis ?
Étaient-ils ses semblables, ses frères ? La brute, Ehrmanntraut, qui
l’a mené devant cette employée de mairie de Bisingen, qui a décrit
E. Krusman, sans le nommer, « tout à fait tremblant »…
Les Suédois d’Estonie en général ?
Lors de ce colloque que j’évoquais au dernier billet, sur
l’évolution des contacts de langues et de cultures, je
m’interrogeais sur la place des Esto-Suédois parmi les
autres peuples, nations. Étaient-ils un simple groupe,
une ethnie, un peuple ? Ils étaient moins de 10 000, mais
furent reconnus comme une minorité. Ils n’étaient plus seulement
des Suédois (au moment de la guerre, ils avaient été séparés de
leur patrie d’origine depuis au moins sept siècles).
Une nation ? Ce qui semblait les caractériser, précisément, est qu’ils
n’avaient pas d’ennemis jurés. Peu de traces de batailles, de
révoltes, de massacres dans leur histoire, mais des dominateurs
dont on s’accommode comme on peut, des relations de voisinage
plus ou moins tendues sans doute, une constante diplomatie,
semble-t-il, pour préserver un mode de vie authentique
– les fameux « privilèges » suédois – dans la durée.
Quelque chose à mettre en rapport avec la neutralité suédoise
depuis Bernadotte…
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| Carte des zones esto-suédoises; années 30 |
Plus loin (pages 116-117), J. de Romilly remarque qu’Achéens
(Grecs, donc) et Troyens partagent les mêmes croyances, les
mêmes dieux. Puis : « Le fait est d’autant plus remarquable
qu’Homère n’a rien d’un pacifiste, blâmant la guerre en tant
que telle. Elle est comme un donné de la civilisation d’alors.
Elle a ses douleurs, mais aussi ses beautés. On peut, certes,
évoquer avec nostalgie le temps de paix. (…) Et l’on n’y trouve
pas non plus, nulle part, rien qui suggère une guerre nationale,
entre peuples différenciés. La lutte entraîne une âpre
compétition, mais point de haine : Troyens et Achéens
sont les uns et les autres des héros et des mortels, qui en tout
se ressemblent. »
| NB - Bohuslän |
Pour ce qui est de la Seconde Guerre mondiale, c’est en quelque sorte
l’inverse, surtout vue sous le prisme du système concentrationnaire.
Pour Boris Pahor, de Trieste (comme pour Elmar Krusman et les Esto-
Suédois), les choses ont commencé à se gâter avant même la
guerre, avec l’arrivée du fascisme (avec le climat délétère pour
les minorités qui s’est installé au cours des années trente en
Estonie). De quoi rêvait Boris Pahor en invoquant Calypso ?
D’un paradis à reconquérir ?
Nils Blanchard
P.-S. Sans rapport ?
Hier, J’ai vécu des heures vaguement kafkaïennes – j’évoquerai
bientôt, en passant, l’Autriche-Hongrie –. Une batterie morte,
en Allemagne, avant-hier soir, très tard. Un réparateur fort gentil
fait redémarrer ma voiture ; « Peut-être cela marchera-t-il ; après,
il faudra la faire tester... » Je rentre chez moi, en France, sans
couper une seule fois le moteur. Las, ce matin : obligé d’appeler
à nouveau un réparateur, pour me relancer à nouveau et me
permettre d’aller à un garage. On me promet quelqu’un pour
neuf heures trente, puis dix heures. Je prends rendez-vous au
garage, commande une batterie. Le temps passe…
Truc assistance (une personne dont j’ai oublié le prénom,
appelons-la G) : – Vous comprenez… Effectivement… [Cet adverbe,
tic de langage des sots de nos temps.] »
Onze heures.
G : – Ils ont peut-être un imprévu. Il faut comprendre.
Mais pourquoi ne communiquent-ils pas ?
À midi, j’appelle un taxi. Je ne peux plus attendre ; dois me rendre
à mon travail. À treize heures, le garage de dépannage
m’appelle : « On est chez vous. Pourquoi n’êtes-vous pas là ? »
Mais parce que je suis à mon travail. De petit fonctionnaire
récemment mal noté (mais je crois que c’est un honneur –
j’expliquerai peut-être pourquoi...)
D’autant plus ennuyé d’être sans véhicule que je dois nourrir,
pour deux ou trois jours, des chats d’amis, en Allemagne.
Et Thomas Nydahl, hier justement, citation dans un billet intitulé :
« Vänskapen gångbroar". Il est illustré par une photographie d'arbres
entre le printemps et l'été.
« Skriv om stunderna
då vänskapens gångbroar
verkar hållfastare
än förtvivlan
Adam Zagajewski, ur Törst, i översättning av Anders Bodegård »
(« Écris sur les moments
où les pontons de l’amitié
semblent s’accrocher davantage
que le désespoir
Adam Zagajewski, extrait de Soif, traduit [en suédois] par Anders
Bodegård »)
(Bon, mais en ce qui me concerne, le désespoir… Il ne faut
rien exagérer.)
jeudi 14 avril 2022
Que voit-on ? (Lectures)
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| Illustration de Sanja Särman |
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| Le Bernin, l’Extase de sainte Thérèse, Rome |
Arch(r’)ives / On me dira…
Déménagement de galerie d’artiste – une emmerdeuse, certes… –, inventaire de bibliothèque d’écrivain… Ça, on jette, tu prends ? Eh, bon an m...
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Il m’est arrivé de dire au cours de ma carrière de professeur, en faisant mine de ricaner mais au fond avec le plus grand sérieux – mais êtr...
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