samedi 15 août 2026

Pas qu’à Kungälv / Faire du chiffre / Strasbourg

Apparemment, « applis » et « smartphones » deviennent de plus e plus obligatoires. C’est un article dans le Göteborgs Posten du 28 juillet (2026), malheureusement anonyme, qui me rappelle à la chose.

Capture d’écran, GP

 Je retrouve sur la photo d’un article le même petit « papillon » jaune que celui qu’on me remit à Kungälv, en l’occurrence pas pour une raison de défaut d’« application » (aux deux sens du mot) mais du fait de la non svédéité de ma plaque minéralogique...
Bon là, ça ne se passe pas à Kungälv, mais à Göteborg.

Résumé : le conducteur (ah, mais je le répète : qui témoigne anonymement, malheureusement…) se gare devant un magasin, où la clientèle a droit à deux heures de parking gratuit, à condition de s’inscrire sur une « application ».
Il s’y met avec application, mais, pour des raisons techniques qui ne sont pas de son ressort, se fait doubler par un agent (hubérisé ?) qui décore son pare-brise d’un joli papillon jaune.
Et toute une série de pare-brises sont ainsi décorés…

Bon, là, il appert clairement que l’on a affaire à de la tartufferie municipale. Derrière le discours environnemental visant à limiter le trafic automobile (qui peut s’entendre bien sûr), les édiles, et leurs représentants vraisemblablement sous-traités (et sous-payés?), ne cherchent en réalité qu’à faire du chiffre.

NB - Auvergne, avec antenne, juillet 2026

Tartufes ? Ces gens-là se soucient-ils du coût environnemental, social, des appareils qu’ils demandent aux gens d’utiliser (« smartphones », réseaux…)  ?

Ou tenez, récemment, je veux faire un virement international (en Finlande, zone euro ; le prospectus européiste dont il est question plus bas nous laisse pourtant à voir que la « construction » européenne est en cours depuis, au moins, près de 70 ans… ; qui plus est, J. Monnet était banquier…) ; on m’oppose qu’il me faut une « appli » sur smartphone (pas sur ordinateur)… J’obtiens finalement de pouvoir faire la transaction en court-circuitant un jeune employé particulièrement bête de mon agence bancaire…

Ça me ramène à cette marche en Auvergne de juillet (d'où l’illustration plus haut…) Combien d’antennes-relais avons-nous croisé sur nos chemins ?
Leur érection (contrairement au financement des hôpitaux, des prisons, que sais-je…) ne semble pas avoir posé le moindre problème…

Camille Claus, plaquette de 1958 - Statue de Gutenberg

NB - Strasbourg, statue de Gutenberg (par David d’Angers)

Pas qu’à Kungälv donc, pas qu’à Göteborg non plus…
À Strasbourg, récemment aussi. Histoire un peu compliquée ; j’ai dû payer deux amendes le même jour (très majorées car j’avais emprunté alors une voiture de membres de ma famille, qui ont donc reçu l’avis de recouvrement, mais ne me l’ont transmis – raisons de maladie, peu importe – que trop tard). Cela concernait le stationnement du matin et de l’après-midi pour un colloque ; à chaque fois (fin de matinée, fin d’après-midi), je suis rentré quelques minutes en retard pour payer – et n’ai pas été prévenu de l’amende ; les amendateurs (sans doute de bons sous-traités) ne prennent même plus la peine de mettre des papillons sur les pare-brise…
Je n’ai pas de chance, avec Strasbourg, et la Seconde Guerre mondiale; une mésaventure assez semblable m’était arrivée déjà il y a quelques années ; cette dernière fois le colloque portait sur l’art et les camps (de Natzweiler, notamment).

Camille Claus, plaquette de 1958 - Strasbourg

NB - Strasbourg

Je n’ai pas de chance avec Strasbourg en règle générale. Quand ce n’est pas un sous-traitant qui papillonne autour de mon véhicule, ce sont certains cyclistes, qui sont si odieux avec les piétons que j’hésite à me promener en cette ville, pour ne pas avoir à trop… m’énerver.

Je me suis néanmoins amusé à retrouver, récemment, certaines vues de dessins de Camille Claus, dans une plaquette publicitaire pour la ville et l’Europe, de 1958.

On retrouve certaines vues.
Plus haut : la statue sur la place Gutenberg (par David d’Angers…), une vue prise du pont du Corbeau ; plus bas : une ancienne banque, devenue une sorte d’école...

Camille Claus, plaquette de 1958 - Strasbourg


NB - Strasbourg

Bien… Mais j’ai dit déjà que la mer me manquait. Dans la même plaquette, cette publicité pour la bière « Ancre » (qui n’existe plus).


Brasserie de l’Espérance, voyez-vous ça… Qui me ramène à un cimetière d’ancres ; si, si ; on trouve cela sur le site « Vu de la hune ». C'est à Tavira, Portugal

Cimetière des ancres à Tavira - blog Vu de la hune


Nils Blanchard


Ajout. - Ce blog n’est pas un site d’expression politique. Mais, j’entendais hier matin (14 août) encore une députée Front national, Edwige Diaz, reprocher sur France info au gouvernement actuel de n’avoir rien fait contre le réchauffement climatique ! « Marine a dit, Marine a dit... », répétait-elle ça et là… C’est tout de même fort de café ! C’est comme si des pyromanes reprochaient aux pompiers de ne pas avoir suffisamment d’eau dans leurs lances !

- Aussi, le Conseil constitutionnel, hier toujours, donne sa bénédiction à cette loi « d’urgence agricole » que j’évoquai en ces lignes en juin dernier, qui autorise (de manière encadrée, etc.) notamment l’utilisation de véritables poisons (acétamipride et flupyradifurone).
Et en même temps, il censure le projet de loi interdisant les « réseaux » « sociaux » aux moins de quinze ans, au motif qu’une telle mesure irait à l’encontre de la liberté d’expression. La liberté d’expression, publique, d’enfants ? Au milieu de gens s’« exprimant » de manière anonyme ?
Est-ce une farce ? 

NB

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