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vendredi 9 octobre 2026

Il y était donc encore ? / f...

Un article dans le Göteborgs Posten (signé ; c’est que son auteur annonce qu’il a quitté les réseaux sociaux… D’une certaine manière, il est devenu, peut-être pour un article seulement, un auteur, pas seulement un fauteur…), de Kari Parman, s’intitula de la sorte, le 4 octobre dernier « Facebook har bara gett oss ett skyltfönster för vår egen dumhet » (« Facebook n’a fait que mettre en lumière notre propre stupidité. »)

NB, le Rhin - « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. »,
dit Héraclite… Un fleuve n’est-il pas un réseau social (sans guillemets) ?

 Bon, mais j’ai peut-être introduit ce billet un peu vite. Dans ma traduction, d’abord : lumière et stupidité ne vont pas bien ensemble.
Puis l’auteur de l’article serait un auteur ? Il y a auteur et auteur, bien sûr. Mais cette inclusion (eh, je me plaignais dans une série d’articles d’exclusion... on me dira que je ne sais pas ce que je veux. Non, sans doute. Mais là est une autre question…), dans son titre : « vår egen dumhet », comme s’il était évident que tout le monde devait être inclus dans les turpitudes (appelons ça comme ça) de cet homme : fréquenter les « réseaux » « sociaux »…
Ceux-là mêmes (oh, pas tout seuls, sans doute) qui poussent des lycéens dans la rue, où des heurts avec des forces de l’ordre entraînent des violences… dont se plaignent – j’ai entendu ça sur une radio d’information que je ne veux plus citer tant elle me débecte – des avocats qui relaient des plaintes contre les autorités… « Vous mettez en danger la vie d’enfants... » Enfants ? Oui, car mineurs. Mais alors, quid de plaintes contre les responsables légaux desdits enfants-mineurs-lycéens ?

En tout cas, mettre des enfants dans la rue, devant soi, comme le fait LFI, ou comme le font certains syndicats de professeurs, via peut-être on ne sait quels réseaux sociaux, n’a rien de bien honorable.

De doctes politologues, bavologues… expliquent qu’il faut « prendre en considération les revendications des lycéens ». Les… revendications ? Lesquelles ?
Paroles de lycéens entendues sur la fameuse chaîne d’informations : « On vit dans une dictature… »
F…outaises !
Qu’ils aillent voir en Russie, en Iran, en Corée du Nord… – les exemples ne manquent pas hélas – ce que c’est que manifester dans une dictature.

J'ai entendu aussi : « On fait comme les autres… »

Capture d'écran - Illustration du XIXe s.

Il y aura malheureusement d’autres occasions plus tard peut-être de se rebeller ; si on se retrouve par exemple avec un second tour Mélenchon (aux relents d’antisémitisme, qui ferait bien, quant à lui, de revenir passer quelques mois sur les bancs des lycées…) - Le Pen…

Mais je digresse ; Kari Parman était un parfait inconnu, pour moi, avant cet article. Or qui est-il ? Je « googlise » son nom. Une pléthore de titres de « réseaux » « sociaux » apparaît, où je n’irai bien sûr pas me perdre (ou, plus exactement, perdre mon temps). Je comprends néanmoins dans les titres que c’est un homme politique.
Bon alors… roulement de tambour… je demande à Madame Ia : qui est-il ?
Homme politique local (anciennement affilié aux sociaux-démocrates), chroniqueur, adepte des « réseaux » « sociaux »… rien que je n’avais à peu près deviné déjà en « googlant »…

Je précise ma question : « Il avait annoncé le 4 octobre 2026 dans un article dans le Göteborgs Posten qu'il quittait les réseaux sociaux. A-t-il tenu cet engagement?

– Non, Kari Parman n'a pas quitté les réseaux sociaux. La prémisse de votre question repose sur une légère confusion quant au contenu exact de son article.
Dans sa tribune libre intitulée "Facebook n'est qu'une vitrine pour notre propre stupidité" (Facebook har bara gett oss ett skyltfönster för vår egen dumhet), publiée dans le Göteborgs-Posten le 4 octobre 2026, Kari Parman n'annonçait pas son départ personnel des plateformes. Il y livrait une critique acerbe de la dynamique des réseaux sociaux (…). Il reste actif et continue d'utiliser ses comptes pour diffuser ses points de vue. »

Pardon ! Mais on ne me la fait pas. Je sais quand même à peu près lire un article. Je précise :
« Dans cet article, il a quand même annoncé qu'il quittait Facebook.
– Vous avez parfaitement raison, et je vous présente mes excuses pour cette imprécision. (...) »

Ah… Je vais y prendre goût, à Madame Ia…

NB, le Rhin - …Fleuve, Héraclite…
Ce qu’on appelle les « réseaux » « sociaux » sont
plutôt des mares passablement stagnantes.

Mais pour en revenir à « la critique acerbe de la dynamique des réseaux sociaux », on lit notamment ceci sous la plume de K. Parman :

« Det som skrämmer mig är inte att människor tycker olika. Tvärtom behöver ett demokratiskt samhälle människor som tycker olika, ifrågasätter och argumenterar. Det som skrämmer mig är när fakta verkar ha blivit ett frivilligt tillval.
Någon kan påstå precis vad som helst, och fem minuter senare har påståendet förvandlats till en ”sanning” som hundratals människor delar vidare. »

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas que les gens aient des opinions divergentes. Au contraire, une société démocratique a besoin de gens pensant différemment, mettant en question les choses et argumentant. Ce qui m’effraie, c’est que la vérité factuelle semble être devenue une option facultative.
N'importe qui peut suggérer n’importe quoi, et en cinq minutes la proposition se transforme en une « vérité » partagée par des centaines de gens. »

Eh ! Plutôt qu’une vitrine, là, on a une porte ouverte, mais qui a le mérite d’être exprimée clairement.
Et si K. Parman n’a pas quitté encore tous les « réseaux » « sociaux » – on sait qu’il en existe d’autres que F...acebook, parmi lesquels un notamment que je ne veux même pas nommer ici, qui incite des jeunes gens, parmi lesquels des lycéens peut-être, à se suicider… –, encore un petit effort ; qu’il les fuie ! Sans faute !


Nils Blanchard


Ajout. Pour en revenir aux manifestations de lycéens, un billet de la même « série » que celui-ci (cela ne se remarque peut-être pas ; disons que j’archive mes articles par thèmes… Là, on est dans une série « Inquiétudes / Quisling »… Quisling, on verra un jour pourquoi…) s’intitulait : Autres questions ; faut-il défendre le faible, etc. Allez-y voir, si le cœur vous en dit ; il n’y a qu’à cliquer sur l’orange… Bon, mais on entend çà et là des lycéens qui se plaignent benoîtement de la dangerosité des armes des forces de l’ordre. On a là un décalage particulier bien évidemment entre des mineurs (pour la plupart) assez nouveaux sur cette affaire, et des forces de l’ordre dont le métier est précisément d’assurer des limites, que les premiers ne connaissent pas nécessairement.

Il y était donc encore ? / f...

Un article dans le Göteborgs Posten (signé ; c’est que son auteur annonce qu’il a quitté les réseaux sociaux… D’une certaine manière, il es...