Ferry Douvres – Calais. Pour y pénétrer, il a fallu évidemment passer la douane.
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| NB - Douvres-Calais, printemps 2026 |
Pour nous « guider » vers les bureaux de la douane française, un homme mal dégrossi pour le moins, hurle sur des élèves que l’on véhicule pour qu’ils descendent plus vite du car. C’est un docker anglais, qui doit faire du zèle. Il rit grassement d’avoir fait peur aux collégiens. Se calme devant mes réflexions.
À l'inverse, les douaniers auxquels nous avons eu affaire (français puis anglais) ont pu être directifs mais sont restés courtois, et sans zèle. Talleyrand, etc.
Quelqu’un dans le bus s’affolerait presque à la vue d’un uniforme. Or nous sommes en démocratie ; n’avons aucune raison de nous laisser maltraiter par qui que ce soit !
Ce bonhomme, pardon, était un gros con.
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| NB – Douvres-Calais, printemps 2026 |
On retrouvait en lui le prototype de l’homme gonflé par l’uniforme, en l’occurrence sans grande signification, une couleur voyante, phosphorescente. Mais quel que soit la couleur, le tissu, il n’autorise pas des gens à maltraiter leurs concitoyens, ou leurs prochains plus largement. Qu’on soit en Angleterre, en Suède, ailleurs.
Qu’on soit en Angleterre, en Suède, ailleurs.
On ne peut s’empêcher de comparer cette perversion « uniformiste » à celle des gardiens de camps de concentration, aussi… obscène que puisse paraître ce type de comparaison. On imagine le sourire de ces gens après qu’ils ont fait accélérer des déportés sous les coups.
En fait, non. Comparer, imaginer… En l’occurrence, le peut-on vraiment ?
Cette question, inabordable aux esprits simples, est un des problèmes de l’étude des camps. Il est impossible, ou très difficile, de comparer, d’imaginer. Comment raconter, alors ? Et donc comment transmettre l’histoire concentrationnaire ?
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| NB – Douvres-Calais, printemps 2026 |
Je suis sorti certains moments sur le pont.
Certaine fraîcheur bien sûr malgré le printemps et la journée de soleil que l’on venait de connaître.
J'ai songé à ces migrants qui tentent de traverser la Manche au péril de leur vie.
Où en étais-je ?
Les camps… Les comparaisons, là, sont comme des tentatives de saisir la lune dans ses reflets trompeurs.
Nils Blanchard
Ajout aux étiquettes du dernier billet: Sandra Holmqvist.



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