Un blog en lien du mien : « Stasimon », celui de la traductrice et écrivaine Hillevi Norburg, était en standby depuis plus de deux ans. Et voilà que des articles y reviennent avec le printemps.
| NB - Mayenne, mai 2026 |
Entre-temps, l’auteure a eu un nouvel enfant. Elle a aussi ouvert notamment une librairie à Uppsala – elle en parle le 25 avril – notamment sur la littérature décadente. Ça n’a pas tenu.
Mais elle a pu continuer à travailler aussi. Et bientôt sortira en suédois une traduction de Rachilde, de Pierre Louÿs.
Elle a dû cependant s’interrompre… Et doit « maintenant » (article du dix mai dernier) se remettre à l’écriture pour deux avant-propos de livres – lesquels ? Elle ne le dit pas…
« (…) hur gjorde man det nu igen?
Det här är den del av min verksamhet som alltid gått trögast – artiklar, essäer, förord, föredrag, allt där jag ska formulera mig om ett ämne. Det tar oerhört lång tid innan jag kommer igång och när jag väl gör det, innan jag kommer in i skrivandet, har jag till en början som ett ångestsus i öronen. Sen släpper det oftast, men om jag inte lyckas skriva hela texten i en sittning (vilket man sällan gör) så är det precis lika jobbigt nästa gång jag ska sätta mig med den igen. »
« (…) mais comment faisait-on déjà ?
C'est la partie de mon activité qui a toujours été la plus difficile – articles, essais, préfaces, conférences : quand je dois m’exprimer sur un sujet précis. Ça me prend un temps fou de m’y mettre, avant même d’écrire ; j’en ai comme un bourdonnement d’angoisse dans les oreilles. Ça part la plupart du temps, mais si je n’arrive pas à écrire mon texte d’un coup (et on y arrive rarement), il faut s’y remettre encore, avec autant de difficulté. »
Eh ! Ces dossiers de recherches, idées, textes commencés qui s’accumulent. Et tout à coup (plus ou moins), reprendre, s’y remettre…
Parfois cela coïncide avec une rupture, un changement dans l’existence (qui n’est – et n’est pas… – que ruptures et changements).
J'ai évoqué en ces lignes Florence Gould, sur qui j’ai entamé un travail depuis plusieurs années. Bien d’autres choses. Il faut entre autres que je me remette à diffuser le beau livre de Martin Fahlén…
| NB - Mayenne, mai 2026 |
U. Norburg poursuit :
« Nå, båda dessa böcker hat ordet ”trädgård” i titeln (…)
Är inte barndomen alltid ett förlorat paradis? Står det inte så hos Proust någonstans? Hellre den synen på de första levnadsåren än den som – om inte dominerar, så i alla fall existerar – idag i psykologins och Freuds efterföljd och tycks mena att den är ett slags sinnets Golgata-vandring där den unga individen åsamkas en rad trauman som han sedan – mer eller mindre medvetet – kommer ägna resten av sitt vuxna liva att bearbeta. Barndomen som en samling aldrig helt läkta sår? »
« Bon, mais ces deux livres [auxquels elle doit écrire des avant-propos] contiennent dans leur titre le mot « jardin » (…)
L'enfance n’est-elle pas toujours un paradis perdu ? C’est pas dans Proust, ça, quelque part ? Je préfère cette vision des premières années de la vie à celle (qui existe, à défaut peut-être de dominer) qui, suite aux conséquences d’une certaine psychologie, d’un certain freudisme, semble présenter cette période comme une sorte de calvaire psychique, lors duquel le jeune individu subit une série de traumas que plus tard – plus ou moins conscient – il va passer le reste de son existence à appréhender. L’enfance vue comme une collection de blessures jamais tout à fait cicatrisées ? »
Eh ! J’évoquais Martin Fahlén… J’avais envisagé intituler la traduction de son livre (Märtas tavla, qui est devenu en français Le tableau de Savery) « Paradis perdu-retrouvé ».
Bon, mais on retrouve Hillevi Norburg… Ça nous donnera l’occasion de reparler de Pierre Louÿs, de Benoît Duteurtre… La décadence !
Nils Blanchard
Triche ; rajout d'étiquettes du dernier billet : Finlande, LCI, Göteborgs Posten, États-Unis.
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