Ce trajet dans les Cévennes, que j’ai évoqué à des billets précédents, a été marqué par la statuaire – l’art religieux, on l’a vu, mais aussi des artistes plus modernes – et, à la fin, par Jean Paulhan.
À Saint-Germain de Calberte, d’abord, la statue de cet homme au travail, œuvre de l’Iranienne Shirine Afrouz (site Shirine Afrouz à voir ! The Reader, Friendship...)
Autre sculptrice, découverte à la lecture d’un journal local, L’Écho de la Montagne Ardéchoise (été 2022) : Claude Justamon, installée à Sainte-Eulalie. Œuvres (très) étrangement androgynes ; plus exactement : asexuées, sans parties génitales. Site : Claude Justamon.
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Mais pour me ramener un peu vers la Suède, intérieur de l’église (romane et magnifique, encore une fois), de Chasseradès, ces reflets de vitraux, comme des échos à LONGING, cette exposition déjà évoquée à des articles précédents de l’Institut Suédois rue Payenne.
À un billet récent, aussi, évocation d’un article d’Alluvions sur entre autres l’échelle de Jacob. Là, cette citation de poème, de Louise Glück (prix Nobel 2020) :
THE JACOB'S LADDER
Trapped in the earth,
wouldn't you too want to go
to heaven ? I live
in a lady's garden. Forgive me, lady ;
longing has taken my grace (...)
Longing, encore et toujours.
Rien à voir ? Une autre artiste m’accueille devant l’Espace Jean Paulhan, à Saint-Jean-du-Gard.
Nous étions allés voir ce que c’était, par curiosité.
Elle nous parle du Niger ; d’une cascade quelque part pas loin où l’on peut – pouvait ? – se baigner.
Son exposition avait déjà disparu des affichages, alors qu’elle en était, alors, à son dernier jour.
Je me souvenais que Jean Paulhan venait de la région ; né à Nîmes, milieu protestant (comme Gide…) Et je me suis dit – mais n’étais-je pas influencé par l’Espace ? –, qu’il y avait quelque chose de paulhanien dans cette petite ville, en ce sens que tout paraissait étrangement et magnifiquement possible.
Cette autre artiste : Dominique Lambert. Aquarelles sur le Niger. Des paysages bien maîtrisés, des gazelles aussi, à partir, a-t-elle expliqué, de gravures préhistoriques…
Impression que Jean Paulhan était là, quelque part avec nous, songeant peut-être, devant ces vues du Sahel, à une publication prochaine de Stig Dagerman, à une réédition d’écrits de Madagascar…
Allons, allons… « Mettons que je n’aie rien dit. »
Nils Blanchard
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