mercredi 8 avril 2026

Champignons, renards 2

Il m’est arrivé de dire que j’allais vers la fin de ce blog, pour diverses raisons – une des moindres n’étant point une détestation grandissante à l’égard des médias à écrans.
Il faut être un peu logique…
Néanmoins, dans la forêt des billets de « Suédois d’ailleurs », je me retrouve au hasard des sentes plus ou moins abandonnées, qui semblaient comme attendre. 

NB - Alsace, avril 2026

Ainsi de ce billet sur les champignons et les renards, qui date d’octobre 2023…
Près de deux ans et demi plus tard, un article du site en lien « Fonge et florule », le 21 février 2026, s’intitule « Le polypore-renard » !
Il s’agit en « réalité » – quelle réalité ? Dirait peut-être André Dhôtel – du Phellin à bourrelets (Fuscoporia torulosa). Et on lit à son propos :

« Ce polypore est tellement discret, caché, invisible, et en même temps d’une beauté si altière, rousse, se tenant aux aguets au pied des haies sous le lierre et les mousses… qu’il me fait songer au renard.
Pour découvrir ce champignon, le voir apparaître d’un bond comme le renard, il faut le connaître et l’aimer. Il faut faire glisser longuement et assidûment le regard à la base végétalisée des arbres, scruter intensément, tomber en arrêt, repartir, scruter de nouveau, le débusquer, le prendre en filature… »

Avoir simplement quelques mois devant soi, une pile de livres et de notes en retard (papier…) et espacer leur consultation par des marches sans limite d’horaires, au cœur d’une campagne découverte ou retrouvée, ou les deux.
Et tant pis pour les soucis des temps et des âges ; je me comprends…
On croisera peut-être une renarde au détour d’un sentier ; je me comprends…

NB - Alsace, avril 2026

Mais c’est une série d’articles sur les polypores que nous propose le site « Fonge et florule ».
Ainsi, après « De la dureté des polypores » du 6 mars 2026 (je me comprends, etc.), je découvre
celui du 7 mars : « De la naissance à la vieillesse d’un polypore ».
Là, l’introduction n’est guère réjouissante :

« Quelle métamorphose ! … de la naissance d’un Ganoderma adspersum, ce nodule blanc, cette langue virginale et souple… à sa vieillesse brune, dure et croûteuse, constituée d’un étagement, d’une pièce montée de bourrelets amaigris à la marge, secs et osseux, saupoudrés et ternis par les spores brun foncé qui se sont élevées (…) »

Entend-on dans les campagnes du Berry – ça pourrait être Héloïse Combes, mais elle les a désertées par crainte des ondes… même si elle reviendra peut-être, quelque part ; allez.. un scoop ? – quelque sylphide échappée d’on ne sait quel conte de Georges Sand, chanter Brassens (s’adjoignant Pierre Corneille et Tristan Bernard) :

« Peut-être que je serai vieille
Répond Marquise, cependant
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille
Et je t’emmerde en attendant
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille
Et je t’emmerde en attendant... »


Nils Blanchard

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